Chronologie de l'Algérie contemporaine

dans

Une longue guerre civile

5 juillet 1962 : indépendance de l'Algérie.
1963 : Ahmed Ben Bella élu président. Instauration du parti unique (FLN).
1965 : Ben Bella est renversé par Houri Boumediene.
1971 : nationalisation des hydrocarbures ; non-alignement.
1978 : mort du président Boumediene ; le colonel Chadli Bendjedid lui succède.
1980 : émeutes en Kabylie (printemps berbère).
1988 : manifestations de jeunes à travers le pays. Le président Chadli fait intervenir l’armée. La répression fait près de 500 morts.
1989 : nouvelle constitution et instauration du multipartisme ; légalisation du Front Islamique du Salut, créé en mars 1989 et dirigé par Abassi Madani et Ali Belhadj.
Juin 1990 : avec 54% des voix, le FIS remporte les élections locales, premier scrutin libre depuis l'indépendance.
Mai-juin 1991 : le FIS organise une grève illimitée pour une élection présidentielle anticipée. Affrontements entre islamistes et forces de l'ordre. Proclamation de l'état de siège. Arrestation des dirigeants du FIS.
26 décembre 1991 : le FIS remporte le premier tour des élections législatives (47,5% des suffrages).  
1992 
Janvier : Démission de Chadli sous la pression de l'armée ; le second tour des élections est annulé ; l'état d'urgence est décrété.
Mars : dissolution du FIS.
Juin : assassinat de Mohamed Boudiaf. Début de l'escalade de la violence.
Juillet : Liamine Zeroual remplace le général Khaled Nezzar à la Défense.

1993 
Assassinat en août de Kasdi Merbah, ancien Premier ministre et ex-chef de la Sécurité militaire ; apparition du sigle GIA, Groupes islamiques armés, composé d'anciens volontaires formés à la guérilla en Afghanistan. 
1994 
Le général Liamine Zeroual est nommé chef de l'Etat par le Haut Conseil de l’État. Echec du dialogue entamé par le pouvoir avec le FIS. Mise en résidence surveillée des dirigeants du FIS, Abassi Madani et Ali Belhadj.
1995 
30 janvier : un attentat à la bombe devant le commissariat central d'Alger fait 42 morts et près de 300 blessés. Il est revendiqué par les Groupes islamiques armés (GIA).
25 juillet : attentat revendiqué par les GIA dans le RER parisien. 7 personnes sont tuées et plus de 80 blessées.
19 octobre : le FIS appelle ses membres à quitter les GIA.
16 novembre : élection présidentielle. Liamine Zeroual remporte 61% des voix.
1996 
Mai : sept moines français enlevés en mars dans leur monastère de Tibéhirine par les GIA de Djamel Zitouni sont retrouvés égorgés.
Juillet : Djamel Zitouni est assassiné.
1997 
Janvier : série de massacres dans la Mitidja.
5 juin : élections législatives largement remportées par le nouveau parti présidentiel, le Rassemblement national démocratique (RND).
15 juillet : libération conditionnelle du dirigeant du FIS Abassi Madani après six ans de détention.
Eté 1997 : recrudescence des massacres, principalement dans les environs d'Alger, qui font plus de 1200 victimes. Tous les observateurs s'interrogent sur les responsabilités de l'armée.
21 septembre : l'Armée islamique du Salut, bras armé du FIS, appelle à cesser les combats à partir du 1er octobre.
Décembre 1997-Janvier 1998 : les massacres reprennent quelques jours avant le début du ramadan, faisant plus de mille victimes. Les violences se déplacent vers l'ouest algérien. 
1998 
25 juin : le chanteur kabyle Lounes Matoub, est assassiné près de Tizi Ouzou. Les émeutes qui se produisent en Kabylie les jours suivants prennent un caractère anti-gouvernemental.
11 septembre
: le président Zeroual annonce une élection présidentielle anticipée.
Novembre : une scission au sein des GIA donne naissance au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), dirigé par Hassan Hattab.  
1999 
Le 15 avril, Abdelaziz Bouteflika remporte l’élection présidentielle avec 73,8 % des suffrages. L’opposition dénonce des fraudes massives.
Juin : l'Armée islamique du Salut (AIS), bras armé du FIS, confirme officiellement l'abandon de la lutte armée annoncé en 1997, et se place sous l'autorité de l'Etat.
Juillet : le président Bouteflika annonce une loi sur «la concorde civile»: une amnistie pour les islamistes qui n'auraient pas commis de crime de sang. Elle est adoptée par référendum avec 98,6% de «oui».
2000 
Après la fin de l'application de la loi sur la concorde civile, le 13 janvier, plus de 1000 personnes sont tuées. Recrudescence des massacres.
2001 
Février : un ancien officier des forces spéciales de l'armée, Habib Souaïdia (La sale guerre) met en cause le rôle l'armée algérienne dans les massacres.
Avril : des émeutes violemment réprimées font une soixantaine de morts en Kabylie et environ 1 300 blessés.
Mai : extension des manifestations en Kabylie, puis à Alger, où, le 31, entre 100 000 et 200 000 personnes manifestent à l'appel du Front des forces socialistes (FFS).
Juin : le 14, la manifestation la plus importante jamais organisée à Alger tourne à l'émeute, faisant 4 morts. Quelques jours plus tard, le gouvernement interdit les marches, alors que les émeutes redoublent d'intensité et s'étendent à d'autres régions.
2002 
Janvier : recrudescence des tueries. Le 8, Antar Zouabri, chef des GIA, est abattu par l'armée.
30 Mai : le Front de Libération Nationale (FLN, ex-parti unique) obtient la majorité absolue avec 199 sièges sur 389 aux élections législatives, boycottées par les partis kabyles.
2003 
Janvier : une brusque flambée de violence fait plus de 90 morts en 4 jours, en majorité des membres des forces de sécurité.
21 mai : un séisme  fait plus de 2200 morts dans la région de Boumerdès.
2004 
8 avril : Abdelaziz Bouteflika est réélu président de la République avec 85% des suffrages.
3 août : démission du général Mohamed Lamari, chef d'état-major de l'armée algérienne.  
2005 
14 août : Bouteflika annonce un référendum sur un «projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale» : extinction des poursuites judiciaires pour les islamistes «qui ont déjà mis fin à leurs activités armées et se sont rendus aux autorités» pour autant qu'ils ne soient pas impliqués dans des massacres collectifs, des viols ou des attentats.
Le projet est adopté en septembre à 97 %, malgré l’appel au boycott de l’opposition.
2006 
31 août : expiration du délai de grâce offert aux groupes armés pour bénéficier de l'amnistie. Selon le ministère de l'intérieur, « entre 250 et 300 terroristes » se sont rendus aux autorités. Le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) rejette l'amnistie.
2007 
Regain des attentats et attaques menés par le GSPC, rebaptisé Al-Qaida au pays du Maghreb islamique.

17 mai : élections législatives. Les trois partis de l'Alliance présidentielle soutenant le président Bouteflika conservent la majorité absolue.
22 septembre : reddition d'Hassan Hattab, fondateur du GSPC.
Une série d'attentats d'al-Qaïda au Maghreb fait une soixantaine de morts pendant le ramadan. Un double attentat-suicide islamique vise des bureaux des Nations unies et le siège du Conseil constitutionnel (près de 70 victimes estimées.
2008 
Août : le ramadan est précédé d'une recrudescence d'attentats suicide.
29 octobre: après des mois de rumeurs, Abdelaziz Bouteflika annonce la révision de la Constitution qui lui interdit de briguer un troisième mandat. 
2009 
9 avril : élection présidentielle boycottée par les principaux partis d'opposition. Abdelaziz Bouteflika l'emporte avec 90,24% des voix.
Juin-juillet : une soixantaines de personnes sont tuées dans une série d'embuscades tendues par des islamistes armés.
19 octobre : des affrontements opposent la population, qui proteste contre les mauvaises conditions de logement, à la police, dans la commune d'El-Madania, située sur les hauteurs d'Alger.
2010 
Avril : neuf ans après une série d'exactions contre des femmes par des islamistes, les violences reprennent dans la ville pétrolière d'Hassi Messaoud
Juin : recrudescence d'attentats contre les forces de l'ordre en Algérie.