Afrique

COP21 : l'Afrique a des projets, elle réclame les moyens !

Les journalistes africains étaient nombreux à assister ce mardi 1er décembre  au sommet "Défi climatique, solutions africaines", en présence d'une douzaine de chefs d'Etat et présidé par président français François Hollande 
Les journalistes africains étaient nombreux à assister ce mardi 1er décembre  au sommet "Défi climatique, solutions africaines", en présence d'une douzaine de chefs d'Etat et présidé par président français François Hollande 
L.Baron/TV5MONDE

Avec 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre pour 1,1 milliard d’habitants, l'Afrique est la moins pollueuse et pourtant la première victime du réchauffement climatique. Ce mardi 1er décembre, les principaux dirigeants du continent ont tenu un mini-sommet en marge de la COP21, sous la présidence de François Hollande.
 

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Tour à tour, douze chefs d'Etat africains ont évoqué les solutions qui s'offrent aux pays d'Afrique, principales victimes d'un réchauffement climatique dont ils ne sont pas responsables.

Cop 21 sommet Afrique
Présentation : Mohamed Kaci / Envoyé spécial au Bourget : Guillaume Villadier
TV5MONDE

D'une même voix, ils ont appelé la communauté internationale et les organismes mondiaux à financer leurs projets afin de répondre au changements climatiques et à leurs conséquences sécuritaires. Principales régions touchées : le Sahel, le fleuve Niger et le lac Tchad, qui polarisent les préoccupations des chefs d'Etat africains : 

Le président sénégalais Macky Sall a martelé : "Si rien n'est fait le lac Tchad va disparaître", appelant au financement des solutions : 

Le président nigérien Issoufou a fait part de solutions concernant l'approvisionnement en eau de ce même lac Tchad :

Le président tchadien Idriss Déby et son homologue camerounais Paul Biya ont, eux aussi, axé une partie de leurs interventions sur l'avenir du lac Tchad. Le président nigérien a d'ailleurs aussi rappelé les dangers pour la population qu'entraînent le réchauffement climatique et l'assèchement du lac, avec la montée en puissance du groupe djihadiste Boko Haram. 

Face au président François Hollande et à la ministre française de l'Ecologie Ségolène Royal, ainsi que les représentants de la Banque africaine de développement et la Banque mondiale, les chefs d'Etat africains ont tous confirmé que les solutions existent - c'est l'argent qui manque. 

Les représentants des organisations internationales ont répondu en avançant des chiffres. Le vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique, Makhtar Diop a annoncé la somme de 2 milliards de dollars d'aide :

Quant au président de la Banque africaine de Développement, Akinwumi Adesina, il a confirmé une hausse des financements débloqués par la BAD : 

Ces aides doivent aussi permettre à l'Afrique de développer ses énergies renouvelables pour améliorer l'électrification du continent et réduire la déforestation, responsable de la désertification, en permettant aux populations de se chauffer et de cuisiner autrement qu'en brûlant du bois. Autre solution pour endiguer la déforestation : la "grande muraille verte", un projet lancé par l'Union africaine. Aujourd'hui, l'idée initiale d'un mur d'arbres traversant le désert d'est en ouest s'est transformé  en une mosaïque d'interventions visant à aider les population du Sahel et du Sahara à relever les défis sociaux et environnementaux :
 


Autre sujet au menu de ce mini-sommet africain au coeur de la COP21 : la question de l'énergie. 

François Hollande qui présidait cette réunion a annoncé que la France débloquait 2 milliards d'euros pour aider au financement du développement des énergies renouvelables en Afrique d'ici à 2020.Il a également promis 6 milliards d'euros dans le même laps de temps pour l'électrification de l'Afrique. Le président français dit vouloir "montrer l'exemple" :