Afrique

G5 Sahel : les leçons d'une première opération

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C'est un espace immense, grand comme six fois la France. Le Sahel est aujourd'hui l'une des régions les plus instables de la planète. Les groupes jihadistes y mènent des attaques meurtrières. Pour les contrer, les pays de la région ont décidé d'unir leurs forces. Le G5 Sahel vient de mener sa première opération.
 

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Des soldats maliens entassés dans des pick-up : ils partie de la toute première opération du G5 Sahel. Une force conjointe qui mobilise depuis le 1 er novembre près de 500 militaires venus aussi du Niger, du Burkina Faso, de Mauritanie et du Tchad.
A leurs côtés, un soutien logistique et aérien, crucial : les 4000 hommes de l'opération française Barkhane, toujours présents dans la région.

L'objectif de cette mission inédite est de contrer, avec peu de moyens, les groupes djihadistes liés à Al qaïda très actifs dans cette immense zone désertique. Autre objectif des pays du G5 Sahel : une meilleure coordination.

Depuis le début de l'opération, jusqu'à aujourd'hui, connaissant un peu la zone, nous avons rapporté quand même quelques petits problèmes d'ordre logistique qui ont trouvé une solution au fur et à mesure. En terme de forces de défense, par exemple, c'est avoir les moyens nécessaires, la communication nécessaire et l'entraînement nécessaire qui va avec, et bien sûr un accroissement de plus en plus grand de nos effectifs sur le terrain pour pouvoir mieux rayonner dans la zone.

Colonel Saidou NYA, Chef d'Etat-major de la région "centre" du G5 Sahel

D'ici à mars 2018, les pays du G5-Sahel espèrent mobiliser 5000 hommes. Problème : pour rendre cette force conjointe opérationnelle, ils ont besoin de 423 millions d'euros. Pour le moment, ils sont encore très loin du compte avec seulement un quart de la somme.