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Kenya : des heurts après l'annonce de la validation de la présidentielle

Kenya : heurts après l'annonce de la validation de la présidentielle
TV5MONDE

Au moins deux hommes ont été tuées par balles lundi au Kenya, où les supporteurs de l'opposition ont manifesté pour protester contre la validation par la Cour suprême de la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta, a-t-on appris de source policière.

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Au moins deux hommes ont été tuées par balles lundi au Kenya, où les supporteurs de l'opposition ont manifesté pour protester contre la validation par la Cour suprême de la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta, a-t-on appris de source policière.
Un jeune homme a été abattu dans le bidonville de Kibera à Nairobi, où la police est intervenue pour disperser des manifestants, selon un policier présent sur les lieux. Un photographe de l'AFP a aussi vu le corps.
"Nous avons une victime, une personne qui a été tuée quand ces jeunes couraient partout et causaient la pagaille. Ils lançaient même des pierres en direction des automobilistes et des policiers anti-émeute", a indiqué ce policier à l'AFP.
Un autre homme a été tué dans à Migori (sud-ouest), a annoncé le chef de la police locale, Joseph Nthenge. Selon une autre source policière, il s'agit d'un ambulancier qui était intervenu pour prêter assistance à des personnes blessées.
"Il faisait partie de soignants dans une ambulance, mais il a été laissé derrière quand l'ambulance s'est précipitée pour emmener des blessés à l'hôpital. Il a été touché par une balle et il est mort", a déclaré cette source.
Après l'incident, de nombreux habitants ont commencé à se diriger vers le poste de police local, pour demander des comptes aux policiers. 
Des manifestations de faible ampleur ont eu lieu dans les bastions de l'opposition, dans les bidonvilles de Nairobi et dans l'ouest du pays, sitôt la confirmation par la Cour suprême de la réélection de M. Kenyatta, 56 ans, lors du scrutin du 26 octobre.
Au moins 54 personnes ont été tuées depuis l'élection du 8 août, déjà remportée par M. Kenyatta mais invalidée pour "irrégularités" par la Cour suprême, pour la plupart dans la répression brutale des manifestations de l'opposition par la police.