Léonard She Okitundu : l'accord pour des élections en RDC n'est pas rompu

RDC - Leonard She Okitundu - JTA 16/02/2017

Le ministre des Affaires étrangères de République démocratique du Congo, Léonard She Okitundu, était l'invité du Journal Afrique ce 16 février 2017. Selon lui, l'accord politique entre le gouvernement et l'opposition, du 31 décembre 2016, n'est pas rompu, malgré l'annonce par le gouvernement qu'il n'aurait pas les moyens d'organiser l'élection présidentielle cette année.

dans
"L'accord n'est pas du tout rompu, estime le chef de la diplomatie congolaise. Les pourparlers ont été provisoirement interrompus à cause des obsèques du président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Étienne Tshisekedi, à la demande de la commission épiscopale sous les hospices de laquelle se déroulent les pourparlers."

Pourtant, le 15 février, le ministre du Budget a annoncé que mobiliser 1,8 milliard de dollars en 2017 pour organiser la présidentielle serait difficile. Ce budget avait estimé nécessaire par la Commission électorale nationale indépendante et l'accord du 31 décembre 2016 prévoit la tenue d'élections cette année.

"Le problème financier pour l'organisation des élections est important, estime Léonard She Okitundu. Cela ne date pas d'aujourd'hui. C'est une des raisons pour lesquelles ces élections n'ont pas eu lieu dans les délais constitutionnels. (...) A l'heure actuelle, cette somme n'est pas réunie. Mais dans les mois qui restent, nous allons tout faire pour réunir les moyens qu'il faut pour organiser l'élection."

Concernant la polémique sur l'organisation des funérailles d'Étienne Tshisekedi, le ministre avance : "Il n'y a aucun problème entre le gouvernement, la famille et l'UDPS. C'était une personnalité politique, par conséquent l'organisation des funérailles doit se faire en deux temps. D'abord, il y aura des cérémonies officielles, pour rendre les hommages dus au rang de l'illustre défunt. Puis un recueillement populaire et familial, dans un deuxième temps. (...) Le grand problème qui se pose actuellement, c'est le lieu de l'enterrement. La famille exige un certain endroit, qui par rapport au maintien de l'ordre public pose certains problèmes. C'est sur cela qu'il faut trouver un compromis."