Macky Sall : "un fond sur l'électrification de l'Afrique doit sortir de cette Cop 21"

Macky Sall COP21
Présentation : Patrick Simonin / Invité : Macky Sall, président du Sénégal © TV5MONDE

Le président sénégalais Macky Sall était sur le plateau de L’Invité de TV5MONDE, ce mardi 1er décembre 2015. Il souhaite qu'un accord contraignant soit pris lors de cette COP21. Il demande également à ce qu'un fond pour l'électrification en Afrique soit décidé avec les pays les plus développés.

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Le président sénégalais veut peser pour un accord contraignant qui doit être validé par les pays présents à la COP21. "On a pas le choix et on a pas de plan B", a-t-il déclaré sur le plateau de TV5MONDE au Bourget. "Aucune excuse ne sera acceptée pour la communauté mondiale. Nous avons une planète commune, une et indivisible. Nous avons l’obligation aujourd’hui de sauver cette planète".

Il a également rappelé que la contribution de l'Afrique à la pollution mondiale est "inférieure à 3%", et selon lui, l’"Afrique subit" les effets de cette pollution.

C'est pourquoi, il considère que le continent est "en droit d’exiger qu’une juste réparation soit faite, non pas sous forme d’aide ou de charité mais sous forme d’accompagnement pour une transition énergétique réunie. Nous avons estimés qu'un fond sur l’électrification du continent géré par les Africains, doit sortir de cette Cop 21. (...) Avec 5 milliards d’euros par an, sur une décennie, on réglera la question de l’électricité en Afrique."

Aujourd'hui, a rappelé Macky Sall,  "l’Afrique est le seul continent, comme aime bien le définir Jean-Louis Borloo, où vous avez, en dehors de points scintillants sur la côte, un continent absolument opaque, malgré ses ressources énergétiques, et ça, ça ne peut pas durer".

En tant que président de la CEDEAO, il a assuré que l’Afrique était unie et parlait d’une seule voix dans cette COP21. "Nous pensons qu’il faut harmoniser les interventions sur l’énergie. Cela nous permettra la réussite de cette transition énergétique avec les transferts de technologie, avec l’apport financier, nous pourrons, dans un espace de temps de cinq ans, réduire totalement le gap de l’électricité en Afrique".