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Mali : affrontements dans une faculté de Bamako

mali : coup de feux dans une fac de bamako
TV5MONDE / K. MAGASSA / E. GODARD

La faculté des sciences de Bamako a été le théâtre mardi matin de violences entre étudiants. Les jeunes s'affrontaient apparemment pour devenir membres de l'Association des étudiants et élèves du Mali. Reportage.

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Toute la matinée d’hier, les cours se sont déroulés normalement, avec qu’une bagarre n’éclate dans l’Amphi 1 de la faculté des sciences et techniques de Bamako. L’affrontement s’est déporté au niveau du campus, et plusieurs coup de feu ont été entendu. Un jeune, un étudiant de deuxième année est touché par une balle au ventre, il était étudiant au sein de la faculté. Il succombera à ses blessures.

Le bilan de ces échauffourées sera de 1 mort et 2 blessés selon le ministère de la sécurité en charge de la police. 16 personnes ont été interpellés. 4 pistolets automatiques de fabrication artisanale ont été saisis, plus d’une dizaine de machette, et des cartouches de gros et petits calibres. Une dizaine de téléphone portable a également été saisis.

Certaines images de ces combats circulent sur les réseaux sociaux et internet. Sur certaines d’entre elles, on se croirait dans un film de yakuza, un étudiant a été amputé de ces deux doigts.

Selon la hiérarchie de la faculté, les élèves se battent pour intégrer le bureau de L'AEEM (Association des étudiants et élèves du Mali) pour les avantages. C'est cette association estudiantine qui gère les parkings et les locations de chambres dans les campus. C'est donc des centaines de milliers de FCFA qui sont gérés par l'organisation. Au niveau de la facultés des sciences et techniques de Bamako, l’élection du secrétaire général de l’AEEM a été repoussée, l’ancien bureau est toujours à la tete de l’organisation.

AU sein de la faculté ce matin, l’ambiance était pesante. Les visages fermés étaient triste. C’est un vice doyen soucieux que j’ai rencontré. Avec ses maigres moyens, il mène l’enquete auprès des étudiants pour savoir comment on a pu en arriver là. Ce matin, il répondait à des interviews de journalistes dans son bureau.

Dans les jardins de la faculté, peu d’étudiants souhaitent témoigner, de peur d’être mêler à cette histoire. La peur se lisaient sur certains visages lorsque je m’approchais avec la caméra.

Tous réclament des mesures de l’état car les violences ont trop duré. L’association des étudiants et élèves du mali est pointé du doigt car se sont souvent ses militants qui sont au coeur de ces violences. Pour se justifier, l’organisation organisait une conférence de presse dans ses bureaux.

Info de dernière minute. La police a bouclé cet après midi le périmètre de la FAST, aucune entrée et sortie n'est autorisée. Les policiers sont venus pour des perquisitions pour rechercher d'autres armes.