Mali : médiation acrobatique sur fond de saccages

Alors que se poursuivent à Tombouctou les destructions de lieux saints, le ministre burkinabé des affaires étrangères et émissaire de la CEDEAO Djibrill Basolé a rencontré à Paris le Président du Mali Dioncounda Traoré, soigné en France depuis son agression à Bamako. Invité du journal de TV5monde, il évoque la situation de son voisin, ses craintes et ses raisons d'espérer.

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A Tombouctou, l'islamisme du burin

Un habitant de Tombouctou devant la grande mosquée de Djingareyber (AFP)
Un habitant de Tombouctou devant la grande mosquée de Djingareyber (AFP)
Les islamistes qui occupent et contrôlent Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali, étaient en train d'y détruire mardi les deux mausolées de la plus grande mosquée de la ville, classée patrimoine mondial en péril, ont rapporté des témoins à l'AFP.

Les 1er et 2 juillet, les islamistes du groupe armé Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), qui contrôle la ville depuis plus de trois mois, avaient déjà détruit sept des seize mausolées de saints musulmans de Tombouctou et brisé la porte sacrée d'une autre mosquée, provoquant l'indignation au Mali et à l'étranger. Les destructions avaient été interrompues le 2 juillet, mais Ansar Dine avait promis qu'elles se poursuivraient.

Les trois villes et régions administratives du nord du Mali, Tombouctou, Gao et Kidal, qui représentent plus de la moitié du territoire malien, sont occupées depuis fin mars/début avril par Ansar Dine et un autre groupe armé islamiste, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), alliés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Djibrill Basolé : la crainte de la contagion

entretien avec le ministre burkinabé des affaires étrangères, émissaire de la CEDEAO

Ministre burkinabé des affaires étrangères et émissaire de la CEDEAO, Djibrill Basolé a rencontré à Paris le Président malien Dioncounda Traoré, soigné en France depuis son agression à Bamako. Invité du journal de TV5monde, il évoque la situation au Nord-Mali, le risque de contagion de l'insécurité dans la bande sahélienne, la nécessité d'une phase diplomatique mais aussi les conditions d'une intervention militaire.
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