Maroc - Les dates-clés du règne de Mohammed VI

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23 juillet 1999
- Après le décès d'Hassan II, Mohammed VI est proclamé roi du Maroc.


30 juillet 1999
- Intronisation de Mohammed VI, sept jours après la mort de son père Hassan II.


30 septembre 1999 - Le roi autorise Abraham Serfaty à revenir d'exil. L'opposant indépendantiste a passé 17 ans dans les geôles de Hassan II et a été déchu de sa nationalité marocaine en 1991. Elle lui est rendue sans conditions. La famille Ben Barka regagne le Maroc deux mois plus tard, après trente-six ans d’absence.

9 novembre 1999 - Révocation de Driss Basri, ministre de l’intérieur depuis 1979, et dernier homme de main du régime de Hassan II. Nomination le même jour de Fouad Ali El Himma, ami de jeunesse de Mohammed VI, comme ministre délégué à l'Intérieur.

21 mars 2002 - Mariage du roi avec Salma Bennani, jeune informaticienne. Elle est la première épouse d'un roi marocain alouite à se voir conférer le titre de princesse et à exister publiquement. Le couple aura deux enfants : Moulay Hassan né le 8 mai 2003, et Lalla Khadija née le 28 février 2007.


27 septembre 2002 - Premières élections législatives. 51 % des Marocains participent à ces élections, validées par les observateurs internationaux. Ces élections voient l’accession de 35 femmes au Parlement, tandis que les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD), avec 41 sièges, deviennent la première force d’opposition du pays.


16 mai 2003 - Attentats de Casablanca perpétrés par des islamistes radicaux. Cinq attentats à la bombe visent des institutions juives ou occidentales, faisant 45 morts (33 civils et les 12 kamikazes). Plus de 1 300 personnes sont arrêtées et jugées sous la houlette du général Laânigri. Les associations de défense des droits de l’homme dénoncent l’usage de la torture. Le général Laânigri sera limogé en septembre 2006.


28 mai 2003 - Le Parlement adopte une loi antiterroriste. Le roi annonce la « fin de l’ère du laxisme ». Dix peines de mort sont prononcées le 11 juillet contre des membres de la Salafia Jihadia, impliquée dans les attentats. Une centaine d’autres sont condamnés en août et en septembre.

7 janvier 2004 - Le roi accorde la grâce à 33 prisonniers politiques, dont le journaliste Ali Lmrabet, et annonce la création de l’Instance équité et réconciliation (IER), chargée de recueillir les témoignages des victimes des « années de plomb »


16 janvier 2004 - Révision de la Moudawana, le Code de la famille (1957), l'une des réformes emblématiques du règne de Mohammed VI. Le statut juridique de la femme marocaine est amélioré.


22 juin 2004 - L’envoyé spécial des Nations unies au Sahara occidental, M. James Baker, démissionne. Rabat se prononce pour une solution « définitive et globale fondée sur une large autonomie ».


30 juillet 2004 - Le différend entre Algérie et Maroc au sujet du Sahara occidental continue, et le Maroc supprime le visa d’entrée pour les Algériens. Après le départ des Espagnols en 1975 du Sahara occidental, le Maroc l’occupe et l’Algérie s’y oppose, soutenant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Prenant la position algérienne pour une attaque contre le Maroc, Hassan II rompt les relations diplomatiques avec Alger le 7 mars 1976.


15 décembre 2004 - Première des sept audiences publiques télévisées des victimes des « années de plomb ». Ces émissions sont organisées par l’Instance équité et réconciliation (IER) mise en place par le roi en 2003 pour faire la lumière sur les atteintes aux droits de l’homme sous le règne de son père (1961).

Avril 2005 - L’Algérie applique la réciprocité et supprime, de son côté, le visa pour les Marocains. Les frontières entre les deux pays restent fermées, et le conflit sahraoui n'est pas résolu.


Mai 2005 - Émeutes et revendications indépendantistes au Sahara occidental. Elles sont violemment réprimées par l'armée marocaine.


4 août 2007 - Saisie des hebdomadaires Tel Quel et Nichane. Leur directeur, Ahmed Benchemsi, est poursuivi pour « manquement au respect dû au roi ».


7 septembre 2007 - Élections législatives. L’Istiqlal - le parti monarchiste nationaliste - obtient le plus grand nombre de sièges au Parlement (52) et le Parti de la justice et du développement (PJD), de mouvance islamiste, recueille le plus grand nombre de voix (16 % au deuxième tour), mais il n'y a pas de raz-de-marée islamiste. Abbas El Fassi est nommé premier ministre.