Afrique

Présidentielle au Mali : IBK et Soumaïla Cissé au second tour

Ibrahim Boubacar Keïta est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle malienne mais il n'est pas encore vainqueur comme le laissaient entendre des rumeurs en début de semaine. Il affrontera Soumaïla Cissé lors du second tour du scrutin organisé le 11 août.
 
Samedi 3 août, au lendemain de la proclamation des résultats, les tractations ont commencé pour obtenir les ralliements des 26 autres candidats qui, à eux tous, ont obtenu plus de 40 % des suffrages.

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L'issue du second tour reste incertaine

L'issue du second tour reste incertaine

Portraits des deux candidats du second tour

02.08.2013par Sandrine Gomes
Portraits des deux candidats du second tour

En direct de Bamako, notre correspondant David Baché

02.08.2013Interviewé par Mohamed Kaci
En direct de Bamako, notre correspondant David Baché

02.08.2013AFP
Ibrahim Boubacar Keïta, 68 ans, est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle au Mali avec 39,2% des voix face à Soumaïla Cissé (19,4%), 63 ans. Les deux hommes s'affronteront lors d'un second tour prévu le 11 août.
                 
Le candidat du plus grand parti malien, l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), Dramane Dembélé, arrive en troisième position avec près de 9,6% au scrutin du 28 juillet.
                 
Le quatrième, Modibo Sidibé, un ancien Premier ministre comme Ibrahim Boubacar Keïta, obtient près de 4,9%.
                 
Les 23 autres candidats au premier tour se partagent les voix restantes.
                 
Sur 6 829 696 inscrits, le nombre de votants a été de 3 520 242 (dont 403 532 bulletins nuls), soit un taux de participation de 51,5%, un taux exceptionnel pour le Mali où la participation à ce type de scrutin n'avait jamais dépassé 38%.
                 
Des "tendances" portant sur un tiers des bulletins, données mardi par le colonel Moussa Sinko Coulibaly, faisaient état d'une "large avance" d'Ibrahim Boubacar Keïta face à son principal rival Soumaïla Cissé.
                 
"Si ces écarts sont confirmés, il n'y aura pas de deuxième tour", avait affirmé le colonel Coulibaly, ce qui avait provoqué l'indignation du camp de Soumaïla Cissé.
                 
Le parti de M. Cissé, l'Union pour la République et la démocratie (URD), avait de son côté dénoncé mercredi "un bourrage d'urnes" et affirmé qu'un second tour était "sûr à 100%" entre les deux candidats favoris.