Afrique

Entretien avec Matata Ponyo Mapon, Premier ministre de RDC

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©TV5MONDE/propos recueillis par Mohamed Kaci

Le Premier ministre de la République démocratique du Congo depuis 2012, Matata Ponyo Mapon, était l'invité de TV5MONDE. Il est venu parler économie, développement, mais aussi culture - Papa Wemba était son ami.

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Matata Ponyo Mapon, Premier ministre de la République démocratique du Congo, l’affirme : son gouvernement a réussi a stabiliser l’économie du pays. L'inflation est au plus bas depuis l’indépendance de la RDC, en 1960 (0,8% en 2015). Le taux de croissance moyen s’est aussi consolidée, atteignant 8%. "Nous avons gagné le combat de la stabilité monétaire," se félicite-t-il.

En quatre ans, le niveau de vie en RDC s’est amélioré : l'indice de développement humain a bondi de 11 %. « On ne peut donc pas négliger cette avancée, » insiste Patata Ponyo Mapo, puisque le pays figurait en bas du classement, à la 186e place. Aujourd’hui à la 163e place, le Premier ministre congolais admet que « le chemin à parcourir reste long », mais il souligne la progression de son pays.

Matata Ponyo Mapon a fait de la diversification de l’économie congolaise son cheval de bataille. « Le secteur agricole est la priorité des priorités, » affirme-t-il, tout en ventant le parc agro-industriel, à quelques kilomètres de Kinshasa. Il a pour but d’économiser « 1,5 milliard de dollars par an d’importations ».

Pour lui, la RDC a gagné « le combat d’une monnaie stable, et personne ne peut l’ignorer » . Le bilan économique de l’action de son gouvernement est donc, d'après lui, « largement positif, même s’il reste des efforts à faire », comme l’amélioration le climat des affaires. Il souhaite ainsi inciter les Congolais à entreprendre plus.

Matata Ponyo Mapon prend « positivement les critiques » qui lui sont adressées, « pour en faire une rétrospective, un bilan approfondi » afin de corriger ses erreur et consolider ses forces.

Papa Wemba, son ami de longue date disparu le 24 avril, était selon lui un « monument culturel et musical ». Et de conclure « ses funérailles sont à la hauteur de son talent et de son apport à la musique congolaise, africaine et internationale ».