Afrique

Soldats tués au Niger : l'armée américaine face à la polémique

USA, polémique sur les soldats tués au Niger

Le 4 octobre dernier, quatre militaires américains étaient tués dans une embuscade au Niger. Avec eux, 5 soldats nigériens. Aux Etats-Unis, les zones d'ombre autour de cette embuscade meurtrière suscitent une polémique à laquelle l'armée tente de répondre. Difficilement.

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De la présence américaine en Afrique, il n'existe aucune image, ou presque.
Les dernières en date sont celles de cercueils recouverts de la bannière étoilée : ceux de 4 soldats, tout juste rapatriés du Niger. Ces images ont frappé une opinion publique, peu au faîte de l'activité de son armée sur le continent africain.

15 jours après les faits, le ministre de la défense lui-même peine à être précis sur cette affaire : "Une enquête complète est en cours, le genre d'enquête qu'on fait toujours et nous vous tiendrons certainement au courant", déclarait simplement Jim Mattis le 19 octobre dernier. Des approximations inadmissibles pour le sénateur républicain John McCain. Depuis le début, il demande des détails sur la mission des 4 soldats tués et les conditions de l'attaque djihadiste. Vendredi 20 octobre, sous pression, le patron du Pentagone est venu en personne le rassurer, à huis clos, sur l'avancée de l'enquête.

J'ai l'impression que nous ne connaissons pas suffisamment d'éléments, mais la situation est en train de s'élucider.

John McCain, sénateur républicain

Obsèques sur fond de polémique

Les premières funérailles ont eu lieu ce week-end, sur fond de polémique concernant la désinvolture du président Trump lors d'un coup de fil passé à la veuve d'une des victimes. Une critique de plus de la gestion de cette affaire.
Pour calmer les esprits, le chef d'état-major interarmées a pris la parole le lundi 23 octobre : "Nous sommes de retour en Afrique pour mener des opérations comme d'habitude, a assuré le Général Joseph Dunford. La majorité de nos opérations sont faites pour soutenir la formation, conseiller et prêter assistance à nos partenaires locaux africains. Nous minimisons le risque pour les forces américaines".

Ce jeudi 26 octobre, le Pentagone doit partager certains détails confidentiels avec les membres de la commission sénatoriale des forces armées, à huis clos.