Afrique

Vidéo - En RDC, journée de mobilisation contre Kabila malgré l'interdiction

RDC_Manifestations_jeudi 30 novembre
Commentaire : Karine G. Barzegar, montage : Audrey Demars

Au Congo, l'opposition et plusieurs mouvements citoyens appelaient à manifester ce jeudi 30 novembre 2017. Une journée dite de "colère" contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

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"La transition démocratique". Ce jeudi ces trois mots étaient sur toutes les lèvres, sur toutes les pancartes. A la tête des manifestations, le noyau dur de l'opposition congolaise. 

Si nous attendons l'alternance avec Monsieur Kabila par les élections, il n'y en aura jamais, il n'y en aura jamais, il n'y aura jamais des élections ici en RDCongo.

Jackson Kabongo, UDPS

Parmi les manifestants, des membres de la société civile et des partis politiques dont des femmes, comme ces opposantes de l'UDPS du Sud-Kivu, vêtues de noires et sifflets rouges à la main.

Mobilisation interdite

Mais ils n'étaient que quelques centaines à avoir répondu à l'appel de l'opposition.
Et pour cause, les marches étaient interdites par le pouvoir et elles ont été rapidement dispersées.
A Kinshasa et dans toutes les grandes villes, les forces de sécurité étaient déployées en masse, y compris devant le domicile du chef de l'opposition Félix Tshisekedi. Ses Partisans eux se disent déterminés.

On dit 'non à Kabila', nous voulons la transition sans Kabila. Que Kabila dégage. On en a marre, on n'en veut plus de Kabila au Congo. Nous sommes déterminés. Kabila et sa bande de policier et militaires n'ont qu'à nous tuer aujourd'hui. On est prêt à tout.

Esther Kasukulu, ligue des jeunes UDPS


Nous, les jeunes de la République démocratique du congo, nous sommes unis comme un seul homme. notre objectif est de faire partir Joseph Kabila du pouvoir. Le Burkina Faso l'a fait, les Zimbabwéens, la Tunisie, l'Egypte, la Libye, et tant d'autres... Aujourd'hui, c'est au tour de la République démocratique du Congo.

Symphorien Ntumba, ligue des jeunes UDPS

Au terme de cette journée "ville morte", plusieurs élus et responsables de l'opposition ont été arrêtés, et quelques oopposants ont même été blessés. Dans plusieurs villes, les manifestants ont dû chercher protection auprès des forces onusiennes de la Monusco lors d'affrontements avec la police.