Vidéo : législatives au Maroc, le Parti authenticité et modernité ou le double jeu du renouveau et de la tradition

reportage Pam
Reportage signé Margot Chevance
©TV5monde

Seize millions de Marocains sont appelés aux urnes ce vendredi 7 octobre 2016 pour choisir leurs 395 députés. Face aux islamistes du PJD, au pouvoir depuis 2011, le Parti authenticité et modernité (PAM) tente de jouer la carte du renouveau tout en assurant la garantie des traditions. Comme l'illustre la candidate du PAM, Fatima Zahra el Mansouri, ex-maire de Marrakech. Reportage .

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L'heure de la revanche aurait-elle sonné pour le PAM , le parti authenticité et modernité ? En tout cas, ses militants veulent y croire.

Lors des dernières législatives, en 2011, le PAM était passé deuxième force politique du pays, derrière le PJD, le Parti justice et développement (islamiste NDLR), avait recueilli 11,90 % des suffrages exprimés ce qui lui avait permis d'obtenir 47 sièges au parlement. Les islamistes avaient remporté 107 sièges sur les 395 qui composent le parlement, avec 27,08 % des voix.

En 2015, le PAM avait déjà pu goûter à ce qui pourrait ressembler à une revanche lors des élections communales dont il était sorti grand vainqueur, avec 21% des sièges, suivi de l'Istiqlal (16,2%) puis du PJD (15,9%). Il faut dire que c'est en campagne, loin des villes, que le parti authenticité et modernité avait réalisé ses plus beaux scores. De quoi donner regongler le moteur du tracteur, symbole du parti qui orne les tee-shirts de ses partisans. Une victoire en demi-teinte seulement, car c'est bien le PJD qui avait confirmé son influence en remportant la plupart des grandes villes du pays (Marrakech, Rabat, Tanger, Agadir, Fès...).

 
Ilyas el Omary, chef de file du PAM, le parti authenticité et modernité
Ilyas el Omary, chef de file du PAM, le parti authenticité et modernité
©DR
A la tête du parti PAM, Ilyas el Omary. Il est aussi président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et ancien directeur du groupe de presse Akhir Saâ.

A Marrakech, la candidate Fatima Zahra al Mansouri sillonne les quartiers et va à la rencontre des femmes, garantes de la tradition, mais aussi actrices de développement. Reportage de Margot Chevance.