Vidéo - Mission de renseignement avec la force Barkhane au Mali

reportage opération barkhane 2
©Florence Lozach, Julien Muntzer et Séverine André / TV5MONDE

Pour tenter d'obtenir des informations sur les trajets empruntés par les groupes armés dans la région d'Ansongo, la force Barkhane et les Forces armées Maliennes (FAMa) s'arrêtent dans les villages qui se trouvent sur leur chemin. Ils prennent le temps d'écouter les chefs et les habitants. Reportage. 

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L'itinéraire de l'opération a été tracé sur la base de renseignements qui signalent le passage récent de groupes armés dans la zone. Les militaires français et maliens s'arrêtent dans un village pour discuter et recueillir des informations. 

Auprès de la population du village de Tin Hama, les militaires vont tenter d'en savoir plus. Mais il faut mettre les formes et prendre du temps pour que le dialogue s'instaure. 

La force Barkhane et les FAMa tentent de s'appuyer sur la population de la région, en essayant d'obtenir des informations de leur part, en venant consulter les autorités des villages qu'ils traversent, en prenant le temps de les écouter.
La force Barkhane et les FAMa tentent de s'appuyer sur la population de la région, en essayant d'obtenir des informations de leur part, en venant consulter les autorités des villages qu'ils traversent, en prenant le temps de les écouter.
©Julien Muntzer / TV5MONDE


Malgré l'apparente décontraction de la réunion, l'équipement en armement des soldats français évoque plutôt le contraire. "Au Mali, on n'est jamais à l'abri qu'il se passe quelque chose, même au milieu d'un village", explique le lieutenant français Côme. 

L'armée malienne faible en équipements

La rencontre avec les villageois est aussi un exercice concret pour les forces maliennes. Elles suscitent toujours la méfiance dans cette région et renvoient surtout l'image d'une armée faible en équipements qui peine à protéger sa population. 

"L'armée malienne n'a pas les moyens, ils sont pauvres, Barkhane a les moyens", souligne le chef de village.

Les forces françaises et maliennes ont repéré seulement quatre villages à inspecter, sur les 90 km qui séparent le point de départ Ansongo de l'objectif final Amalaoulaou.

Pourtant l'opération est prévue pour dix jours car les troupes doivent prendre en compte les aléas du terrain et de la météo. Lors de la saison des pluies, les oueds (vallées) se transforment en obstacles qui semblent dérisoires mais qui peuvent devenir vite infranchissables pour les véhicules les plus lourds du convoi. 

Le risque le plus important auquel font face aujourd'hui les troupes française et malienne dans la région sont les mines, posées régulièrement sur les routes.
Le risque le plus important auquel font face aujourd'hui les troupes française et malienne dans la région sont les mines, posées régulièrement sur les routes.
©Julien Muntzer / TV5MONDE


A chaque arrêt imprévu, c'est le convoi tout entier qui doit se figer pour ne pas laisser un ou deux véhicules exposés à une prise à partie. Ce jour-là, un autre phénomène, fréquent en cette saison, va immobiliser les troupes sur place : les tempêtes de sable, souvent suivies de fortes pluies qui peuvent durer plusieurs heures.  

A chaque arrêt imprévu, c'est le convoi tout entier qui doit se figer pour ne pas laisser un ou deux véhicules exposés à une prise à partie. 
A chaque arrêt imprévu, c'est le convoi tout entier qui doit se figer pour ne pas laisser un ou deux véhicules exposés à une prise à partie. 
©Julien Muntzer / TV5MONDE


Il est 14h30 mais les troupes n'iront pas plus loin ce jour-là. La tempête sévit aussi à Gao, empêchant tout décollage d'hélicoptère pour leur venir en aide sur le terrain en cas d'urgence. Les soldats malien et français dormiront ici cette nuit.