Vidéo : une dizaine de migrants débarquent sur une plage en Espagne au milieu des touristes

©AP Images, Carlos Sanz

D’après l’Organisation Internationale pour les migrations (OIM), l’Espagne pourrait dépasser, cette année, la Grèce en termes d’arrivées de migrants par voies maritimes. Une déclaration qui fait écho à des images amateurs relayées relayées sur les réseaux sociaux. 

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Un phénomène inédit en Espagne : des dizaines de migrants sont arrivés mercredi sur une plage proche de Cadix après avoir franchi le détroit de Gibraltar. Depuis jeudi matin, une vidéo suscite beaucoup de réactions : des migrants débarquent à toute vitesse sur une autre plage andalouse, au milieu des touristes, et courent pour rejoindre la ville.
Migrants en Espagne
©Reuters

Le même jour, une douzaine d’autres sont entrés en scooter des mers dans les eaux territoriales de l’enclave espagnole de Ceuta, au Maroc. L’un d’entre eux s’est noyé avant d’atteindre la plage selon la préfecture de Ceuta.

Un passage dangereux de nouveau emprunté

Le chemin pour accéder à l'Espagne est long et plein de dangers. Le détroit de Gibraltar et ses forts courants entraînent de nombreuses morts. D'après les chiffres de l'OIM, 120 migrants sont morts en tentant la traversée vers l'Espagne depuis le début de l'année contre 128 pour l'ensemble de l'année 2016. 

"Nous n'entendions pas beaucoup parler de l'Espagne, mais cette année c'est le cas", a déclaré à l'AFP Joel Millman, porte-parole de l'Organisation Internationale pour les migrations (OIM). D'après l'organisation, le nombre de migrants arrivés en Espagne par voies maritimes, en canot ou même en jet-ski, pourrait dépasser celui de la Grèce. D'après leurs chiffres, 8 183 migrants ont débarqué en Espagne entre le 1er janvier et le 6 août 2017. C'est trois fois plus que les 2 500 enregistrés l'année dernière. En Grèce, le chiffre monte à 11 713. 

Avant d'arriver en Espagne, ces migrants, originaire en grande partie d'Afrique de l'Ouest, passent en partie par le Maroc plutôt que la Lybie. Joel Millman explique ce phénomène par une supposition : "la route qui longe la côte pour remonter vers le Maroc est considérée comme plus sûre".