Culture

Jeux de la Francophonie 2017 : "une expérience culturellement très riche"

Affiche des VIIIè Jeux de la Francophonie à Abidjan
Affiche des VIIIè Jeux de la Francophonie à Abidjan

Les VIIIe Jeux de la Francophonie s'ouvrent, ce vendredi 21 juillet, à Abidjan en Côte d'Ivoire. Cet événement rassemble pendant une semaine de jeunes artistes et sportifs francophones du monde entier. La chanteuse libanaise Sae Lis' participait à la dernière édition, à Nice, en 2013. Retour sur son expérience. 

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Tous les quatre ans sont organisés les Jeux de la Francophonie, alternativement par un pays du Nord ou du Sud. Après le Maroc (1989), la France (Paris, 1994), Madagascar (1997), le Canada-Québec (2001), le Niger (2005), le Liban (2009) et encore la France avec Nice en 2013, c'est au tour d'Abidjan d'accueillir cet événement. 


C'est la première fois que la Côte d'Ivoire organise ces Jeux de la Francophonie. La 8e édition va ainsi réunir, du 21 au 30 juillet 2017, plus de 4000 jeunes venant de 84 États et gouvernements francophones.

Depuis quand existent ces Jeux ? 

C'est en 1987 que les Jeux ont été créés à l'occasion du Sommet des Chefs d’Etats et de gouvernement de la Francophonie réunis à Québec. Les différentes éditions sont organisées par la Comité international des Jeux de la Francophonie dépendant de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). 

Ce grand rassemblement culturel et sportif est "l’occasion [pour la jeunesse francophone] de montrer ses talents" assure-t-on sur le site officiel des Jeux. C'est l'expérience qu'en a faite la chanteuse, musicienne et compositrice libanaise Sae Lis'. Elle a remporté la médaille d'argent en chant aux Jeux de Nice en 2013. 

L'artiste libanaise Sae Lis' a remporté la médaille d'argent dans la catégorie chant lors des Jeux de la Francophonie à Nice en 2013. 
L'artiste libanaise Sae Lis' a remporté la médaille d'argent dans la catégorie chant lors des Jeux de la Francophonie à Nice en 2013. 
©capture d'écran Maghreb Orient Express/ TV5MONDE


Il y a quatre ans, c'est un ami qui lui parle des Jeux de la Francophonie et la pousse à déposer sa candidature. "J’ai envoyé une nouvelle chanson intitulée « La tête dans les nuages »  en français (elle chante aussi en anglais, ndlr). Quelques mois après, on m’a appelée pour me dire que j’étais choisie dans la catégorie chanson pour représenter le Liban", nous explique-t-elle depuis Beyrouth où elle vit quand elle n'est pas à Paris. 
 

Les Jeux, un tremplin professionnel ? 


"A Nice, tout était nouveau. Il y avait un grand brassage de cultures qui crée une énergie très intéressante. On se retrouve avec des joueurs de djembé du Mali, des marionnettistes d’ailleurs. C'était culturellement très riche !


Après avoir travaillé pendant six mois avec de nouveaux musiciens, elle a confronté son talent à celui des autres candidats et surtout au regard du jury composé d'organisateurs de festivals. "Les concerts sont devenus plus importants puisqu’on ne vend plus de CD. Alors être jugée par un jury qui a une expérience de la scène, c’était vraiment une grande reconnaissance pour moi, nous confie-t-elle. Cela m’a permis de réévaluer mon travail, mon professionnalisme, ma manière de gérer un groupe. Cela a été un bel apprentissage. Et je pense que si j’avais eu un groupe plus consistant derrière moi et si je n'avais pas fait d’enfant après,  je serais peut-être allée beaucoup plus loin depuis les Jeux de la Francophonie.

Cette expérience lui a néanmoins permis d'enregistrer des démos en France et d'être invitée en radio ou en télévision comme ici dans notre magazine Maghreb-Orient Express :
 

Francophonie et solidarité

Si les Jeux n'ont pas été le tremplin espéré pour sa carrière, ils lui ont permis de participer un an après au Femua (Festival des Musiques Urbaines d'Anoumabo) en Côte d'Ivoire. "C’était magique ! Je suis passée sur la même scène que des têtes d’affiche comme Amadou et Mariam ou Alpha Blondy. J’ai chanté devant 5 000 personnes, c’était mon plus gros public."

Quid de la francophonie au coeur de l'événement ? "Cela m'évoque une ouverture d’esprit, un tremplin culturel. J’ai grandi en Afrique francophone où la francophonie est synonyme d'ouverture au monde grâce à la langue." Cette année, Sae Lis' suivra ces Jeux de loin, depuis le Liban. 

Au delà du rassemblement francophone, cet événement international est aussi l'occasion pour les pays participants de faire preuve de solidarité les uns envers les autres. L'organisation participe ainsi à former la jeunesse du pays hôte "aux métiers du tourisme, de l’hôtellerie, de l’audiovisuel, de la santé, ou encore de la sécurité", précise l'organisation.

Comme pour les Jeux olympiques, ceux de la Francophonie permettent également de construire des équipements "sportifs, culturels, routiers et d’hébergement" dans la ville hôte. C'est ainsi que le Niger, en 2005, s'est doté de nouvelles infrastructures dans sa capitale.  

► La cérémonie d'ouverture, les épreuves et la cérémonie de clôture seront retransmises sur TV5MONDE