Valère Novarina : le dramaturge franco-suisse qui questionne le monde et le langage

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"Le théatre vient du verbe voir en grec, c'est un outil d'optique, où l'on vient voir l'action du langage, et se rendre compte que la langue est un fluide", raconte Valère Novarina sur le plateau du 64'. Le dramaturge franco-suisse présente cette semaine à Paris, à la Maison des Métallos, sa pièce "L'Acte inconnu", interprétée par une troupe de comédiens haïtiens.

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Ce spectacle est né d’une rencontre. Celle de Valère Novarina avec Guy Régis Junior et sa compagnie « Nous théâtre » installée à Port-au-Prince. Avec ces acteurs haïtiens, Valère Novarina et Céline Schaeffer nous convoquent pour un nouveau voyage dans l’univers du langage. Un univers qui se déploie dans une exubérance de la parole, dans la matière sonore de mots qui sont parfois des néologismes, des accidentés du lexique, des survivants du dialecte.

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Comme à son habitude, Novarina déconstruit le langage et c’est toute notre humanité, tout ce qui fait l’Humain, qu’il semble vouloir expérimenter devant nous. Les personnages de L’Acte inconnu sont entrainés dans une valse interminable de mots, de pensées et d’actions. La pièce se joue en ce moment à Paris à la Maison des métallos.

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Cette pièce avait été présentée pour la première fois lors du festival d'Avignon, dans la cour d'honneur du Palais des papes, en juillet 2007. L’Acte inconnu est un archipel d’actes contradictoires : acte forain, prologue sous terre, cascades de duos, accidents de cirque, spirales, rébus. Autant de figures, d’attractions, comme autant de mouvements d’un ballet… « L’Ordre rythmique », «Comédie circulaire», «Le Rocher d’ombre», «Pastorale égarée» : quatre mouvements renaissent l’un de l’autre et sont jetés aux points cardinaux.

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