Culture

Vidéo - Eugene Richards, un photojournalisme militant et désabusé

retrospective Eugene Richards
Reportage : Estelle Martin, Gullaume Gouet, Virgil Tron.
©TV5MONDE

C'est une légende de la photographie. Depuis un demi-siècle, Eugene Richards pose un oeil d'une acuité militante et désabusée sur la société américaine. A 73 ans, celui qui a influencé plusieurs générations de photojournaliste est au coeur d'une grande rétrospective, à l'Arche du photojournalisme, près de Paris.

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Ce matin-là, les couleurs du ciel parisien sont raccord avec son univers. Depuis près d'un demi siècle, Eugene Richards nous montre une autre Amérique.

Je suis l'une des voix des gens à la marge. En Amérique ce qui est mis en avant, c'est le succès, l'argent. C'est très dur pour nous de comprendre qu'une bonne partie de la population n'est pas capable de s'élever à ce niveau, et il faut en prendre conscience sinon ça peut être très destructeur. Particulièrement chez les jeunes.

Eugene Richards, photographe

Le choix du noir et blanc

Ce travail militant, engagé, le photojournaliste l'explique par ses origines populaires. Eugene Richards aime les gens et ça se voit. Dans son viseur : des toxicomanes, des aliénés mais aussi des enfants. Il scrute la complexité du monde avec empathie... et en noir et blanc. "J'ai rapidement découvert le Noir et Blanc, explique-t-il, et plus je l'ai pratiqué plus j'ai décidé de m'y tenir. C'est très puissant pour provoquer des émotions chez les gens, et  c'est aussi une abstraction. C'est la vérité mais pas toute la vérité et je pense que ça, les gens le ressentent". Une vérité qui a parfois heurté. Eugene Richards l'assume. Certains veulent montrer un monde de joie et de divertissement, lui a choisi son camp !