Vidéo : Gaston au-delà de Lagaffe dans une exposition

lagaffe expo
©TV5MONDE/reportage de Sophie Roussi

Le personnage de bande dessinée Gaston Lagaffe est le héros d’une exposition au Centre Pompidou à Paris jusqu’au 10 avril 2017. Reportage. 

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Derrière Gaston Lagaffe se cache André Franquin. En 1957, son personnage est l'antihéros par excellence. Il n’a pas d'emploi, pas de gueule, pas d'exploit... Avant tout destiné à des gags éclairs dans le journal de Spirou, il en deviendra l'un des personnages clés. Jusqu’au 10 avril 2017, l’exposition Gaston au-delà de Lagaffe lui est consacrée à la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou à Paris. 

Frédéric Jannin, dessinateur et conseiller scientifique de l’exposition, témoigne : « Lorsqu’il est arrivé dans le journal, il était un personnage hurluberlu, bizarre, un peu comme un extraterrestre. Au fil du temps, tout le monde a eu envie de faire partie de la bande de copains de Gaston. Je crois que c’est pour ça qu’on l’aime. Tout à coup, il donnait une vraie lueur d’espoir dans un monde de costumes gris, sérieux et de responsabilités. »

Mais si Gaston insuffle de la légèreté, il est aussi acteur des mouvements de la société. Au fil des 900 planches, il s'assume écolo, beatnik, antimilitariste, et surtout anti-flic. Mais pour Jérôme Bessière, commissaire de l’exposition, le ton de Franquin  « n’est pas militant et n’est jamais méchant. C’est un rire toujours frais et poétique ».

Ainsi même De Mesmaeker l'homme d'affaires irascible deviendrait presque attachant. Et que dire de M'mzelle Jeanne ? L'amoureuse timide admiratrice des facéties de Gaston s'émancipera au fil des BD. Un personnage qui n’est donc pas si secondaire que ça. Car pour Franquin le pointilleux, rien n'était accessoire. Les visages, les décors, les habits, et même les sons, tout devait s'animer.

Gaston a beau être belge, il parle le langage commun : le rire.