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Fiscalité: les dirigeants d'Airbnb convoqués à Bercy la semaine prochaine

Le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, le 5 décembre 2017 à Paris
Le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, le 5 décembre 2017 à Paris
afp.com - Eric FEFERBERG
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Le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin a annoncé mardi la convocation la semaine prochaine à Bercy des dirigeants de Airbnb au sujet du paiement controversé des hôtes via des cartes Mastercard Payoneer.

Sur son site, Airbnb propose pour certains pays le mode de versement Payoneer, permettant aux hôtes d'être directement payés via une carte spécifique émise par l'entreprise américaine du même nom, dont le siège européen est à Gibraltar.

La semaine dernière, franceinfo a affirmé que cette carte de crédit rechargeable était "émise depuis Gibraltar" et que cette méthode de versement "permettrait" depuis "trois ans" aux propriétaires "d'échapper aux radars de l'administration fiscale".

"Nous avons découvert la possibilité d'optimisation, voire de complicité de blanchiment offerte par la plafetorme Airbnb. J'ai donc pris avec Bruno Le Maire la responsabilité de convoquer les dirigeants de Airbnb la semaine prochaine à Bercy", a affirmé le ministre, en réponse à une question du député Constructif Charles de Courson à l'Assemblée nationale.

"J'ai demandé aux services fiscaux de regarder avec la plus grande vigilance" (...) ce que propose la plateforme et de vérifier que les paiements émis via cette carte depuis Gibraltar soient "déclarés au fisc français", a-t-il ajouté.

Dans une déclaration transmise à l'AFP vendredi, la plateforme soulignait que "Payoneer n'est pas spécifiquement utilisé par Airbnb, mais propose des services de paiement similaires à de nombreuses entreprises dans le monde" comme Amazon, Alibaba, ou encore Abritel et CDiscount en France.

Airbnb ajoutait également que les paiements "classiques" - soit directement effectués sur des comptes bancaires - représentent près de 90% des transactions en France.

Les hôteliers eux avaient dénoncé "une nouvelle dérive" et appelé les pouvoirs publics à "une réaction extrêmement ferme et à la mesure de ces agissements".