Grande-Synthe: 75% des ex-migrants hors des Hauts-de-France

Des migrants montent dans un bus à Grande-Synthe (Nord), le 14 avril 2017 après qu'un incendie a ravagé le camp
Des migrants montent dans un bus à Grande-Synthe (Nord), le 14 avril 2017 après qu'un incendie a ravagé le camp
afp.com - PHILIPPE HUGUEN
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Les trois quarts des migrants de l'ancien camp de Grande-Synthe (Nord) dévasté début avril par un incendie ont été acheminés dans des centres d'accueil hors de la région Hauts-de-France, selon un bilan définitif de la préfecture jeudi.

"Au total, 1.154 personnes ont été mises à l'abri, dont 273 dans la région Hauts-de-France et 881 dans les autres régions françaises", a indiqué la préfecture dans un communiqué.

Une soixantaine de mineurs isolés ont en sus été conduits dans des centres d'accueils dédiés, majoritairement dans la région.

Soixante-douze réfugiés qui avaient été transférés d'un des gymnases de Grande-Synthe réquisitionnés en urgence à un centre d'accueil local ont quitté la ville mercredi, a précisé la préfecture, interrogée par l'AFP. Elle avait décrété terminées les opérations de "mise à l'abri" samedi, après la fermeture des cinq gymnases utilisés pour cette opération à Grande-Synthe, Dunkerque et Craywick, communes voisines.

Sur les 1.374 migrants recensés par la police au 5 avril dans ce camp ouvert en mars 2016, 1.200 ont été pris en charge par l'Etat et la ville de Grande-Synthe, décompte la préfecture, le reste étant dispersé.

"Ils ont réussi à convaincre plus ou moins facilement les réfugiés de se diriger vers des CAO, nous attendons de voir maintenant combien de personnes vont y rester et combien vont en revenir", avait réagi samedi Christian Salomé, président de l'Auberge des Migrants. "Cela dépendra notamment de l'accueil qui leur sera réservé là-bas. Est-ce que certains n'ont pas pris les bus un peu contraints et forcés ? Il est encore un peu trop tôt pour dresser un bilan", avait-il ajouté.

Le 10 avril au soir, les trois quarts des chalets en bois de ce camp aux normes humanitaires ambitieuses avaient été réduits en cendres par de multiples départs de feu, à la suite de violentes bagarres survenues entre Kurdes irakiens et Afghans.