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Italie: près de 200 journalistes ont une protection policière

19 journalistes ont une escorte de police régulière et 167 autres journalistes bénéficient de mesures de protection plus légères, selon le ministère de l'Intérieur
19 journalistes ont une escorte de police régulière et 167 autres journalistes bénéficient de mesures de protection plus légères, selon le ministère de l'Intérieur
afp.com - Andreas SOLARO
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Près de 200 journalistes italiens bénéficient d'une protection policière, plus ou moins importante, a indiqué mercredi le ministère de l'Intérieur.

"Il y a aujourd'hui 19 dispositifs de protection des journalistes", indique un communiqué officiel, le service de presse précisant à l'AFP qu'il s'agit de 19 journalistes ayant une escorte de police régulière.

Par ailleurs "167 mesures de vigilance ont été adoptées", ce qui signifie que 167 autres journalistes bénéficient de mesures de protection plus légères, comme des rondes régulières dans leur quartier par exemple, selon le service de presse.

Ces données ont été publiées à l'occasion de l'instauration d'un Centre de coordination du ministère de l'Intérieur concernant les actes d'intimidation envers les journalistes, en présence, entre autres, du ministre de l'Intérieur et du président de la Fédération nationale de la presse.

Selon le communiqué, "90 épisodes d'intimidation ont été enregistrés entre le 1er janvier et le 31 octobre 2017, en diminution par rapport aux 114 cas de la même période en 2016".

"Une attention spécifique sera consacrée au phénomène émergent des menaces provenant de formations néonazies ou néofascistes ainsi qu'à celles provenant du crime organisé contre les journalistes qui par leur travail font la lumière sur la délinquance dans des zones du territoire particulièrement à risque", conclut le communiqué.

L'Italie s'est émue début novembre après l'agression perpétrée par un mafieux, Roberto Spada, à l'encontre d'un journaliste qui l'interrogeait sur ses liens avec le représentant local du mouvement néofasciste Casapound, à Ostie, sur le littoral romain.

Interrogé sur cette relation, Roberto Spada avait à l'improviste assené un violent coup de tête au journaliste, lui fracturant le nez, avant de le poursuivre à coups de matraque.