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JO-2018: les regrets de Séoul après la suspension russe

La Russie du porte-drapeau Alexander Zubkov, bien présente lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Sotchi, le 7 février 2014
La Russie du porte-drapeau Alexander Zubkov, bien présente lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Sotchi, le 7 février 2014
afp.com - Alberto PIZZOLI
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Séoul a regretté jeudi "la situation" ayant entraîné la suspension pour dopage institutionnalisé de la Russie des prochains jeux d'hiver en Corée du Sud, affirmant que la participation des Russes était capitale pour la réussite de l'évènement.

Le ministère sud-coréen des Sports a fortement encouragé les sportifs russes à concourir sous la bannière olympique, comme les y autorise le Comité international olympique (CIO).

Dans un communiqué, le ministère rappelle avoir "travaillé dur ces sept dernières années à la préparation méticuleuse" des jeux Olympiques qui auront lieu à Pyeongchang (9-25 février).

"La participation des athlètes des sports d'hiver du monde entier, y compris de Russie, est la clé du succès des jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang, et un facteur crucial du respect de l'esprit olympique", a estimé le ministère.

La présence des athlètes russes "qui ont réalisé des performances exceptionnelles lors des précédents jeux d'hiver, serait une contribution importante à la réussite des jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang", a-t-il ajouté.

Ce communiqué a été diffusé après que le président russe Vladimir Poutine eut annoncé qu'il ne boycotterait pas les jeux, en dépit de la suspension de son pays.

La décision du CIO autorise les sportifs russes "propres" à participer aux jeux sous le nom d'"Athlète olympique de Russie". Leur uniforme portera ce nom, ils seront placés sous le drapeau olympique et l'hymne olympique sera joué pour eux.

Dans son communiqué très calibré, le ministère sud-coréen "regrette la situation qui a amené la commission exécutive du CIO à décider de sanctions contre la Russie pour des infractions liées au dopage".

Compte tenu de la puissance sportive de la délégation russe, l'absence de ses athlètes constituerait un grave revers pour les organisateurs sud-coréens, qui doivent déjà composer avec une billetterie en berne et les craintes qu'inspirent les menaces nord-coréennes.

Mercredi, Lee Hee-Bum, patron du comité d'organisation (Pocog) des Jeux de Pyeongchang, avait ouvertement affirmé qu'il aurait préféré que les athlètes russes concourent sous leurs propres couleurs.

"Nous pensons que le fait que les Russes soient au moins autorisés à concourir individuellement est la deuxième meilleure solution, mais pas la meilleure", avait déclaré M. Lee.

Il avait expliqué qu'il avait "non officiellement" fait savoir au CIO qu'il espérait que la Russie puisse participer aux Jeux "de quelque façon que ce soit".

"Nous acceptons et respectons les décisions de la commission exécutive du CIO selon lesquelles la Russie peut participer à la compétition sous drapeau olympique", a toutefois déclaré le Pocog dans un communiqué.