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Le Congrès américain évite une paralysie budgétaire

Nancy Pelosi, cheffe de l'opposition démocrate à la Chambre des représentants, à Washington, le 26 octobre 2017
Nancy Pelosi, cheffe de l'opposition démocrate à la Chambre des représentants, à Washington, le 26 octobre 2017
afp.com - MARK WILSON
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La Congrès des États-Unis a adopté jeudi une loi de financement temporaire pour éviter une fermeture des administrations fédérales vendredi soir, en attendant un accord plus durable entre le président Donald Trump et les parlementaires.

La Chambre des représentants, puis le Sénat ont adopté en quelques heures une extension de deux semaines, jusqu'au 22 décembre, grâce à l'appui de la quasi-totalité de la majorité républicaine. L'opposition démocrate s'est divisée, ceux de la Chambre votant majoritairement contre la mesure, tandis qu'au Sénat, la plupart ont voté positivement.

Il n'y aura donc pas de "shutdown" vendredi soir.

Ce vote donne du temps supplémentaire au président américain, à la majorité républicaine et à l'opposition démocrate pour négocier les grands paramètres du budget 2018, un compromis qui se fait attendre.

Aucun accord n'a été scellé lors d'une réunion jeudi à la Maison Blanche entre Donald Trump, les leaders démocrates de la Chambre et du Sénat, Nancy Pelosi et Chuck Schumer, et leurs homologues républicains, Paul Ryan et Mitch McConnell.

La Maison Blanche a cependant qualifié la rencontre de "constructive" et annoncé que les négociations reprendraient vendredi sur un accord budgétaire portant sur deux ans.

"Rien de spécifique n'a été conclu, mais les discussions se poursuivent", ont aussi déclaré dans un compte-rendu "Chuck et Nancy", comme le milliardaire appelle le duo de parlementaires.

Les démocrates exigent une "parité" entre l'augmentation des crédits de la défense ceux du reste du budget.

Ils exigent aussi l'adoption, avant la fin de l'année, d'une loi de régularisation de centaines de milliers de clandestins arrivés enfants sur le territoire américain, une mesure que Donald Trump lui-même a appelée de ses vœux, en échange de crédits pour construire un mur à la frontière mexicaine et d'autres mesures antimigratoires.

Mais pour l'exécutif, pas question de lier le budget et tout accord sur l'immigration.

Le président a fixé ses conditions, selon la Maison Blanche: tout compromis migratoire devra "mettre fin aux migrations en chaîne, construire un mur frontalier, et renforcer substantiellement les contrôles migratoires afin de stopper l'immigration clandestine et les dépassements de visas".