Le spectacle vivant s'unit face à "la marchandisation de la culture"

Une artiste de theatre de rue au festival d'Aurillac, le 22 août 2013
Une artiste de theatre de rue au festival d'Aurillac, le 22 août 2013
afp.com - JEFF PACHOUD
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Les principales organisations du spectacle vivant subventionné ont décidé de s'unir au sein d'une fédération baptisée USEP-SV pour peser face à "la lente dérive en faveur d'une marchandisation de la culture", selon un communiqué jeudi.

Quatre organisations fortes de 850 adhérents - Syndeac, Profedim, SNSP et Les Forces Musicales - rejoignent la nouvelle fédération, "initialement pensée dans un esprit de renforcement du dialogue social au sein de notre branche" mais "plus que jamais nécessaire, suite à la mollesse d'un quinquennat sans ambition et face à la virulence d'un secteur privé qui ne cache plus ses appétits pour la manne publique".

La nouvelle fédération "place l'intervention de la puissance publique comme garante de la pérennité" de ses valeurs d'exigence artistique, de démocratisation de la culture et d'équité territoriale.

Pour les partenaires de l'USEP-SV, le "quinquennat s'achève sur un bilan plus que mitigé". Certes, un accord est intervenu sur le régime spécifique des intermittents du spectacle, mais "le danger de la remise en question de ce régime est toujours aussi aigu", notent-ils. "L'accord du 28 avril 2016 sur les annexes 8 et 10 (qui fondent le régime des intermittents) n'a rien résolu pour l'avenir."

"Nous demandons et demanderons sans relâche aux prochains gouvernements et à tous les élus de la République que les missions de service public que nous défendons soient clairement énoncées et dignement subventionnées et reconnues dans leur modernité au regard des enjeux de notre société républicaine", indiquent les organisations du spectacle vivant.