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Les députés FN contre un budget de "déconstruction" et de "cadeaux aux plus aidés"

Sébastien Chenu à Paris le 3 octobre 2017
Sébastien Chenu à Paris le 3 octobre 2017
afp.com - JACQUES DEMARTHON
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Les députés FN, critiques d'un projet de budget pour 2018 de "déconstruction" et de "cadeaux aux plus aisés", comptent défendre dans l'hémicycle une série d'amendements, entre autres sur l'ISF et la taxe d'habitation, a déclaré mercredi Sébastien Chenu.

Le premier projet de loi de finances du quinquennat, examiné depuis mardi en commission des Finances, "reflète bien la philosophie de LREM et d'Emmanuel Macron" : "Aucune vision d'avenir mais un projet de loi de déconstruction (...) en parfaite continuité avec les choix des précédents", a jugé l'élu du Nord lors d'une conférence de presse.

Epinglant des "baisses d'impôts en trompe l'oeil", ce porte-parole du FN a évoqué un "chiffre choquant: 46% des baisses d'impôts vont bénéficier à 10% des Français les plus aisés, un cadeau fait aux plus aisés, aux gagnants de la mondialisation".

Et l'ensemble des "cadeaux fiscaux vient grever les finances publiques, avec environ 3,5 milliards d'euros de manque à gagner pour l'Etat", a aussi affirmé M. Chenu, membre de la commission des Affaires sociales, pour lequel "M. Macron, c'est M. déficit".

Il a également attaqué la transformation de l'impôt sur la fortune en impôt sur la seule "fortune immobilière" (IFI), y voyant "l'inverse de ce qu'il aurait fallu faire", entre autres, car cela envoie le signal +ne soyez jamais propriétaires, vendez+".

M. Chenu a critiqué par ailleurs "un budget qui vient abîmer les collectivités territoriales", la hausse de la contribution française au budget européen, ou l'augmentation de crédits pour l'accueil de migrants et "une Aide médicale d'Etat qui approche du milliard d'euros par an".

Les élus du parti de Marine Le Pen déposeront des amendements notamment sur la taxe d'habitation et les compensations à sa suppression pour une partie des Français, l'Impôt sur la fortune immobilière et le prélèvement forfaitaire unique, sur la transition énergétique.

"Mais pas de +contre-budget+", a dit le député du Nord, à la fois car "nous n'avons pas un goût de l'effort inutile" et car "si c'est pour produire un recto-verso comme le PS, ce n'est pas sérieux".