Les X Games: un show festif "qui célèbre un mode de vie pour les jeunes"

Le cycliste Vince Byron, en pleine épreuve de BMX aux X-Games de Los Angeles, le 2 août 2013 à Irwindale, en Californie
Le cycliste Vince Byron, en pleine épreuve de BMX aux X-Games de Los Angeles, le 2 août 2013 à Irwindale, en Californie
afp.com - Harry How
Les X-Games, rendez-vous annuel des jeunes athlètes de sports extrêmes aux Etats-Unis, à Los Angeles, en Californie, le 1er août 2013
Les X-Games, rendez-vous annuel des jeunes athlètes de sports extrêmes aux Etats-Unis, à Los Angeles, en Californie, le 1er août 2013
afp.com - FREDERIC J. BROWN
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De l'action, de la passion, de la musique: les X Games, qui font leur show estival ce week-end à Minneapolis (Etats-Unis) pour la 23e année, sont le rendez-vous annuel des jeunes athlètes de sports extrêmes et de leur public.

Skateboard, BMX ou encore motocross freestyle se déroulent "dans une ambiance festive destinée à célébrer un mode de vie pour les jeunes", explique à l'AFP Tim Reed, en charge depuis 4 ans des X Games, un évènement qui inspire de plus en plus les jeux Olympiques.

Q: Comment ont été créés les X Games en 1994 ?

R: "A l'époque, ESPN (chaîne de télévision sportive américaine, NDLR) avait décidé de lancer ESPN 2 et ils étaient à la recherche de quelque chose d'alternatif, un programme différent. L'idée a été de créer des sortes de jeux Olympiques des sports extrêmes, aujourd'hui les sports d'action. Il s'agissait de rassembler ces sports comme le skateboard, le BMX dans un grand festival pour en faire un événement et un produit télé qui serait l'identité de la nouvelle chaîne".

Q: Quelle est la philosophie des X Games ?

R: "Il y a clairement un aspect communautaire dans ces sports. C'est inhérent à ces sports, il y a un sentiment d'appartenance à une communauté qui prédomine, dans une ambiance festive destinée à célébrer un mode de vie pour les jeunes, fait de sports d'action et de musiques. Les X Games offrent une plateforme unique et immense à l'industrie des sports d'action et à leur communauté".

Q: Est-ce une compétition ou une fête ?

R: "C'est clairement une compétition. Aucun doute là-dessus. Mais qui va de paire avec un esprit communautaire. Les athlètes sont généralement heureux de voir d'autres athlètes réaliser avec succès ce pour quoi ils ont travaillé si dur. Il y a à peu près 20 épreuves sur cet événement, la compétition est le coeur de l'événement mais tout autour gravite une multitude de choses et c'est de tout cela dont se nourrissent les X Games".

Q: Etes-vous dans une démarche de créer de nouveaux sports ?

R: "On reste connecté à tout ce qui se passe de nouveau dans les sports d'action alors pourquoi pas créer un certain type de discipline ? Par exemple, nous avons sur cette édition une épreuve de moto freestyle dans un +quarter pipe high air+ (quart de cylindre). C'est tout nouveau, on n'a encore jamais fait ça. On a été inspiré par la façon de +rider+ des athlètes et la technologie utilisée dans les rampes. Cela nous a permis de créer une épreuve et de créer un spectacle. Mais de là à créer un nouveau sport, je ne pense pas".

Q: Que pensez-vous du Comité international olympique qui fait entrer de plus en plus des sports d'actions aux JO ?

R: "C'est super qu'il y ait d'autres opportunités pour le skateboard, le BMX, le surf. Les jeux Olympiques sont une plateforme majeure et ces sports vont pouvoir bénéficier d'une meilleure audience, d'une reconnaissance plus large et pouvoir se développer davantage. Nous avons fait beaucoup de choses qu'ils (le CIO) ont adaptées à leurs programmes de sport. Tout ça a un impact positif pour nous tous. Mais nous, nous travaillons sans relâche pour continuer à propulser notre événement pour qu'il reste la référence en matière de sports d'action, le premier événement vraiment pertinent pour le jeune public".