Macron "parle aux Français à son rythme, avec son mode d'organisation", assure Christophe Castaner

Le président Emmanuel Macron à l'Élysée, le 17 mai 2017
Le président Emmanuel Macron à l'Élysée, le 17 mai 2017
afp.com - STEPHANE DE SAKUTIN
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Emmanuel Macron "parle aux Français à son rythme, avec son mode d'organisation", a plaidé vendredi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, après l'accroc avec la presse à propos du déplacement présidentiel au Mali, qui doit cependant être "réglé" car "la liberté de la démocratie française est en cause".

Pour le déplacement d'Emmanuel Macron au Mali vendredi, les responsables presse de l’Élysée ont contacté directement les journalistes qu'ils veulent inviter, sans laisser ce choix aux rédactions, ce qui constitue une entorse sans précédent aux relations entre pouvoir et médias.

"Il faut que cela soit réglé évidemment, parce que si les journalistes se sentent menacés dans leur liberté, c'est la liberté de la démocratie française qui est en cause", a déclaré M. Castaner sur France Bleu Provence.

"En même temps, a poursuivi le porte-parole, c'est le gouvernement et le président de la République qui souhaitent fixer le tempo de leur communication. Je sais l'impatience des journalistes, mais il va falloir aussi se faire à un président de la République qui a une parole rare, une parole maîtrisée, qui ne cherche pas à rebondir et à satisfaire les attentes certes légitimes des journalistes", a poursuivi le député-maire de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence).

"Il parle aux Français à son rythme, avec son mode d'organisation. Il est évidemment aussi dans la maîtrise de sa communication, je pense que c'est sa liberté, et aussi sa force", a ajouté M. Castaner.

Emmanuel Macron "m’impressionne par sa capacité à avoir immédiatement saisi les habits du président de la République. Hier (jeudi), quand il est entré dans la salle du Conseil des ministres, il y avait des pas hésitants pour la plupart d'entre nous, et il y avait un pas déterminé, un discours déterminé, une posture déterminée du président de la République. On avait l'impression qu'il en était à son cinquantième Conseil des ministres et qu'il accueillait des petits nouveaux", a dit le porte-parole.