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Pas de sépulture à Paris pour Michel Déon: "un affront pour tous les Français de l'étranger" (Garriaud-Maylam, LR)

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La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam (LR) a estimé jeudi que le refus par la ville de Paris d'inhumer dans la capitale l'écrivain et académicien français Michel Déon constitue "un affront pour tous les Français de l'étranger".

"Ce refus est en effet motivé par le fait que Michel Déon ne résidait pas à Paris, n'y avait pas de sépulture familiale et n'y était pas inscrit sur la liste électorale", écrit la sénatrice des Français de l'étranger dans un communiqué.

"Or de plus en plus de Français de l'étranger votent dans leur consulat plutôt que dans leur commune d'origine", poursuit-elle, et "ceci n'empêche en rien le maintien d'attaches solides avec leur patrie et la volonté légitime d'y être enterré".

"Alors que de nombreuses communes acceptent aujourd'hui l'inhumation de Français de l'étranger même lorsqu'il ne remplissent pas les conditions précitées, il ne faudrait pas que la décision de la Maire de Paris crée un précédent qui pourrait porter préjudice à nos compatriotes expatriés", poursuit-elle.

L'auteur de La Montée du soir est mort le 28 décembre à 97 ans, à la clinique de Galway, en Irlande, où il résidait une partie de l'année. Il a été incinéré, et ses cendres ont été rapatriées en France par sa famille, qui souhaitait les faire inhumer à Paris.

Pénélope Komitès, l'adjointe à la maire PS de Paris Anne Hidalgo en charge des affaires funéraires, a indiqué que la Mairie de Paris n'avait "juridiquement pas le droit de transiger avec les règles fixées par le Code général des collectivités territoriales", au risque d'une "rupture d'égalité".

"Nous avons examiné cette demande de la même manière que nous examinons celles des autres familles", a-t-elle insisté.

Mme Garriaud-Maylam a proposé qu'un carré en faveur des personnalités ayant contribué au rayonnement de la France et du français soit créé à Villers-Cotterêts (Aisne). "Michel Déon pourrait ainsi être le premier à y être inhumé".