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Présidentielle au Liberia: la Cour suprême autorise un second tour

Un bulletin de vote dans un bureau de Monrovia, le 10 octobre 2017
Un bulletin de vote dans un bureau de Monrovia, le 10 octobre 2017
afp.com - ISSOUF SANOGO
Montage photos montrant les deux candidats qualifiés pour le second tour de la présidentielle au Liberia le vice président Joseph Nyumah Boakai à Monrovia le 20 mars 2017 et l'ancien footballeur George Weah à Paris le septembre 2017. "REMEMBER TO VOTE" wrote Liberia's National Elections Commission (NEC) on its Facebook page on October 27, 2017, a daily reminder to Liberians that the final stage of selecting their president is fast approaching. Former international footballer George Weah and incumbent Vice President Joseph Boakai face a runoff for Liberia's presidency on November 7 -- a crucial test of the country's stability.
Montage photos montrant les deux candidats qualifiés pour le second tour de la présidentielle au Liberia le vice président Joseph Nyumah Boakai à Monrovia le 20 mars 2017 et l'ancien footballeur George Weah à Paris le septembre 2017. "REMEMBER TO VOTE" wrote Liberia's National Elections Commission (NEC) on its Facebook page on October 27, 2017, a daily reminder to Liberians that the final stage of selecting their president is fast approaching. Former international footballer George Weah and incumbent Vice President Joseph Boakai face a runoff for Liberia's presidency on November 7 -- a crucial test of the country's stability.
afp.com - Zoom DOSSO, JOEL SAGET
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La Cour suprême du Liberia a autorisé jeudi sous conditions la tenue du second tour de l'élection présidentielle, rejetant les recours de candidats arrivés derrière l'ex-star du foot George Weah au premier tour le 10 octobre.

La date de ce second tour, entre M. Weah et le vice-président sortant Joseph Boakai, qui devait initialement se tenir le 7 novembre, n'était pas connue dans l'immédiat, la Cour suprême ordonnant dans la même décision à la Commission électorale nationale (NEC) de réviser sérieusement les listes électorales, très critiquées.

"La NEC est dans l'obligation d'entamer l'organisation du second tour", les plaignants n'étant pas parvenus à prouver que les irrégularités constatées étaient d'une "ampleur" suffisante pour remettre en cause les résultats, selon l'arrêt lu par un des cinq juges, Philip Banks, adopté par quatre voix contre une.

Par cette décision, la Cour lève sa suspension du processus, prononcée le 6 novembre, lorsqu'elle avait enjoint la NEC de statuer d'abord sur le recours du candidat arrivé en troisième position, avec 9,6% des voix, Charles Brumskine, auquel s'est joint M. Boakai.

La Commission électorale ayant définitivement rejeté le 24 novembre leur demande d'annulation du vote, MM. Brumskine et Boakai ont saisi le 27 novembre la Cour suprême, comme ils l'avaient annoncé.

La NEC a jugé que les plaignants n'avaient pas apporté la "preuve irréfutable" que le vote avait été entaché de fraudes, faisant état d'erreurs matérielles sans conséquence sur le résultat final et corrigées par la suite.

Dans leur recours devant la Cour suprême, les candidats déboutés ont de nouveau dénoncé "des fraudes massives et des irrégularités flagrantes", arguant de "nombreuses erreurs" dans la décision de rejet de la NEC.

Les observateurs internationaux ont jugé le déroulement du vote largement crédible, malgré des problèmes d'organisation et de longs retards relevés dans ce scrutin pour désigner le successeur d'Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue à la tête d'un Etat africain.

L'imbroglio juridico-électoral fait peser des incertitudes sur la première transition démocratique depuis trois générations dans ce petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest de 4,7 millions d'habitants, l'un des plus pauvres au monde, ravagé de 1989 à 2003 par l'une des plus atroces guerres civiles du continent, qui a fait quelque 250.000 morts.

Le mandat présidentiel débute le troisième lundi ouvré de l'année suivant l'élection, ce qui laisse peu de temps pour tenir les délais constitutionnels, a mis en garde à plusieurs reprises ces dernières semaines la communauté internationale.