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Reconnaissance du drapeau européen: Dupont-Aignan réclame un référendum

Le député Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), le 4 juillet 2017 à l'Assemblée nationale à Paris
Le député Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), le 4 juillet 2017 à l'Assemblée nationale à Paris
afp.com - JACQUES DEMARTHON
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Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a réclamé la tenue d'un référendum après l'annonce d'Emmanuel Macron, mardi, de reconnaître le drapeau européen, alors que plusieurs figures de la droite et de l'extrême-droite se sont également insurgées contre l'annonce présidentielle.

"Les Français avaient clairement dit non à cette proposition qui se trouvait au cœur de la Constitution européenne", a estimé dans un communiqué M. Dupont-Aignan, qui considère que "seul le peuple peut défaire ce qu'il a tranché par référendum".

Emmanuel Macron a annoncé mardi qu'il allait officiellement reconnaître le drapeau européen au prochain sommet de l'UE afin qu'il ne puisse plus être "enlevé de l'hémicycle" de l'Assemblée nationale, allusion à une demande de La France Insoumise.

Il s'agit en fait de signer la Déclaration 52 du Traité de Lisbonne, qui dispose que "le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d'or sur fond bleu, l'hymne tiré de L'Ode à la joie de la Neuvième symphonie de Beethoven, la devise +Unie dans la diversité+, l'euro en tant que monnaie de l'UE et la Journée de l'Europe le 9 mai continueront d'être les symboles de l'appartenance commune des citoyens à l'UE et de leur lien avec celle-ci".

La formule, dont l'esprit était présent dans le Traité pour la Constitution européenne, rejetée en 2005, avait été reprise en annexe du Traité de Lisbonne et signée par 16 États membres, mais jusqu'alors pas par la France.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a considéré mercredi sur Twitter qu'il s'agissait du "dernier clou sur le cercueil du +Non+ de 2005", en accusant le chef de l'Etat d'agir "en valet de l'UE".

Le vice-président du parti d'extrême-droite, Louis Aliot, a pour sa part considéré que la reconnaissance du drapeau "(demandait) une modification de la Constitution".

Chez Les Républicains, le député Julien Aubert a déploré dans un tweet que le président de la République fasse "un pas de plus vers le fédéralisme".

La semaine dernière, les députés LFI avaient déposé un amendement prévoyant que "seuls peuvent être présents dans l'hémicycle le drapeau tricolore (...) et le drapeau de l'Organisation des Nations unies", revenant à éliminer le drapeau étoilé de l'Europe, qui trône dans l’hémicycle depuis 2012.

Emmanuel Macron a répondu mardi qu'il serait "bien maintenu".