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Vaccins obligatoires: une quarantaine de sociétés de médecine soutiennent le gouvernement

Les enfants nés à partir du 1er janvier prochain devront recevoir onze vaccins obligatoires, contre trois aujourd'hui
Les enfants nés à partir du 1er janvier prochain devront recevoir onze vaccins obligatoires, contre trois aujourd'hui
afp.com - PASCAL POCHARD-CASABIANCA
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Pédiatres, pharmaciens, gynécologues, infirmiers... Une quarantaine de sociétés savantes et de syndicats médicaux soutiennent l'extension du nombre de vaccins obligatoires pour les enfants dans un communiqué commun publié mercredi, jour de la présentation du texte en Conseil des ministres.

"Les sociétés signataires apportent leur appui à l'action du gouvernement en faveur de la vaccination et s'engagent à l'accompagner à toutes les étapes de sa mise en place", écrivent-elles en estimant que "les onze vaccins de l'enfant qui deviendront obligatoires le 1er janvier 2018 sont indispensables".

"Ils ne sont pas nouveaux. Dans le calendrier vaccinal en vigueur auparavant, trois étaient déjà obligatoires et huit fortement recommandés. 70 à 90% des enfants étaient déjà vaccinés (ndlr, avec la plupart ou la totalité de ces onze vaccins), mais c'est insuffisant", poursuivent-elles.

"Le déni des avantages, les rumeurs et allégations sur de prétendus effets secondaires graves de la vaccination, les fausses informations, le +complotisme+ ont envahi les réseaux sociaux et certains médias, influençant négativement la population", poursuivent les sociétés signataires.

Elles souhaitent que l'augmentation du nombre de vaccins obligatoires pour les enfants "s'accompagne d'efforts sans précédent en termes de communication, de pédagogie et de formation" et d'une "mise à disposition sans faille des vaccins", alors que des difficultés d'approvisionnement touchent régulièrement certains d'entre eux.

Les signataires espèrent enfin "que l'action du gouvernement cible également la vaccination des adolescents, en particulier pour le vaccin contre les infections à papillomavirus, ainsi que la vaccination autour de la grossesse et autour des personnes fragiles et vulnérables".

Parmi les signataires figurent les Académies nationales de médecine et de pharmacie, l'Institut Pasteur, le Collège national des gynécologues et obstétriciens, l'Association française de pédiatrie ambulatoire (Afpa) ou encore la Confédération des Syndicats Médicaux Français (CSMF), premier syndicat de médecins libéraux.

Les enfants nés à partir du 1er janvier prochain devront recevoir onze vaccins obligatoires, contre trois aujourd'hui. Cette mesure figure dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), présenté mercredi en Conseil des ministres.