11 novembre : l'armistice, après le bain de sang

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<span lang="fr">Le président français François Hollande devant la tombe du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe, le lundi 11 novembre 2013 à Paris </span></pre>

Le président français François Hollande devant la tombe du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe, le lundi 11 novembre 2013 à Paris
(AP Photo/Ian Langsdon, Pool)

Le lundi 11 novembre 1918, à 11 heures, dans toute la France, les cloches sonnent à la volée.  Un armistice, c'est à dire l'arrêt des combats, vient d'être conclu. Il laisse derrière lui neuf millions de morts et six millions de mutilés.
François Hollande présidera ce mercredi les cérémonies à Paris, en présence de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy.

dans

TV5MONDE diffuse en direct les cérémonies du  11-Novembre sur son antenne.. et sur le WEB !

Pour la première fois depuis 2012, Nicolas Sarkozy a accepté l'invitation. C'est la tradition, les anciens présidents sont invités chaque année à assister aux cérémonies du 11 novembre. Mais depuis trois ans, celui qui a précédé François Hollande à l'Elysée avait décliné l'invitation.

Selon le journal le Monde, comme Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing, Nicolas Sarkozy  a reçu une invitation pour participer aux cérémonies aux côtés de François Hollande ce mercredi.
« Tous trois ont été invités en tant qu’anciens chefs de l’Etat, donc le courrier leur a été adressé au sein des bureaux que la République finance », indique sobrement l’Elysée. Nicolas Sarkozy sera placé à la place qui est la sienne en tant qu’ancien chef de l’Etat – et non en tant que chef de parti – pour la simple et bonne raison que les chefs de parti ne sont pas invités. Nicolas Sarkozy est ancien chef de l’Etat, on lui applique les règles applicables à tous les chefs de l’Etat. "

<span>Le 11 novembre 2009, Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel au cours des cérémonies du Jour de l'Armistice </span>
Le 11 novembre 2009, Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel au cours des cérémonies du Jour de l'Armistice
(AP Photo/Philippe Wojazer, Pool)

 

Une fête franco-allemande


Depuis 2009, plus qu'une fête historique française, qui célèbre la commémoration de la victoire française et la défaite allemande, l'armistice de 1918 est aussi une fête franco-allemande.
En novembre 2009, la chancelière Angela Merkel avait en effet accepté d'être aux côtés de Nicolas Sarkozy sous l'arc de triomphe pour ranimer la flamme du soldat inconnu.
Une première dans l'histoire des relations franco-allemandes.
Certes, on se souvient de l'image de réconciliation de François Mitterrand et Helmut Kohl se recueillant main dans la main en 1984,  en mémoire des victimes de la première guerre. Mais c'était à l'ossuaire de Douaumont pour commémorer la bataille de Verdun.

Photo prise juste après la signature de l'Armistice avec au premier plan le maréchal Foch, encadré par les amiraux britanniques Hope et Rosslyn Wemyss.
Photo prise juste après la signature de l'Armistice avec au premier plan le maréchal Foch, encadré par les amiraux britanniques Hope et Rosslyn Wemyss.
(photo en licence libre)

9 millions de soldats tués

Pierre Bezbakh, maître de conférences à l’université Paris-Dauphine, résumait dans les colonnes du Monde le grand massacre de 14-18 : "Les estimations font état d’environ 9 millions de soldats tués en combattant (dont environ 2 millions d’Allemands, 1,8 million de Russes, 1,1 million d’Austro-Hongrois, près de 900 000 soldats de l’Empire britannique, 800 000 Turcs, 600 000 Italiens, 120 000 Américains, 43 000 Belges…), et de plus de 20 millions de blessés. Le nombre de morts civils s’élèverait à près de 9 millions (...) Au total, sur dix hommes ayant de 20 à 45 ans en 1914, deux étaient morts en 1918, quatre étaient infirmes ou assistés, et les survivants seront définitivement marqués par le traumatisme des combats. De plus, les soldats morts étant jeunes et en âge de procréer, le nombre de naissance recula fortement pendant et après la guerre, faisant perdre à la France de l’ordre de 1,7 million de naissances potentielles. Et la France, comme les autres pays européens, subit à partir de la fin de l’été 1918 et en 1919 les ravages de la grippe espagnole, cause de la mort de 400 000 Français et de 30 millions de personnes dans le monde"