Kim Jong Nam: tensions diplomatiques entre la Corée du nord et la Malaisie

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L'affaire Kim Jong Nam mine les relations entre Kuala Lumpur et Pyongyang. La Malaisie a rappelé son représentant en Corée du Nord et convoqué l'ambassadeur de Corée du Nord. De son côté,  Pyongyang estime "ne pas pouvoir faire confiance à l'enquête de la police malaisienne". En même temps, les médias diffusent des images de la vidéo surveillance des lieux de l'assassinat, que nous commente notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias.

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"Sept jours se sont écoulés depuis (les faits) mais il n'y a aucune preuve indubitable sur la cause de la mort, et pour le moment, nous ne pouvons pas faire confiance aux investigations de la police malaisienne", a déclaré l'ambassadeur nord-coréen en Malaisie, Kang Chol, à des journalistes à l'extérieur de l'ambassade.

L'ambassadeur avait été convoqué plus tôt dans la journée au ministère malaisien des Affaires étrangères après avoir affirmé que l'enquête malaisienne était politiquement motivée et accusé Kuala Lumpur de s'associer aux "forces hostiles" à la Corée du Nord.

Le ministère malaisien des Affaires étrangères a rejeté ces accusations et annoncé qu'il rappelait son ambassadeur en Corée du Nord.

A gauche le président nord-coréen, Kim Jong Un, en mai 2016 à Pyongyang, à droite, son demi-frère, en exil, Kim Jong Nam, (photo prise à Narita, au Japon, le 4 mai 2001).
A gauche le président nord-coréen, Kim Jong Un, en mai 2016 à Pyongyang, à droite, son demi-frère, en exil, Kim Jong Nam, (photo prise à Narita, au Japon, le 4 mai 2001).

La police malaisienne avait initialement informé l'ambassade de la Corée du Nord qu'un ressortissant possédant un passeport diplomatique était décédé de mort naturelle, a affirmé M. Kang, selon une traduction en anglais de ses propos.

L'ambassadeur a aussi accusé des policiers d'avoir battu le fils adolescent d'un suspect nord-coréen arrêté à Kuala Lumpur la semaine dernière dans le cadre de cette affaire.

Cinq ressortissants nord-coréens sont soupçonnés d'être impliqués dans l'assassinat de Kim Jong-Nam apparemment empoisonné le 13 février à l'aéroport international de Kuala Lumpur où il devait prendre un avion pour Macao.

La Corée du Sud a pointé du doigt son voisin du Nord, citant un "ordre permanent" de Kim Jong-Un pour éliminer son demi-frère, et une tentative d'assassinat manquée en 2012, après que Kim Jong-Nam avait critiqué le régime le plus fermé au monde.