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Attaque terroriste à la Gare Centrale de Bruxelles : "le pire a été évité"

bruxelles

Le Premier ministre belge Charles Michel a confirmé qu'une attaque terroriste avait été évitée mardi soir dans la Gare Centrale de Bruxelles. L'auteur, un Marocain de 36 ans, a été abattu par les soldats qui se trouvaient sur place. Il n'était pas connu pour des faits de terrorisme. Le bagage qui a explosé contenait des clous et des bouteilles de gaz. 

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Lors de la conférence de presse du Conseil national de sécurité mercredi 21 juin à Bruxelles, le Premier Ministre belge Charles Michel a confirmé qu'un attentat terroriste avait bien été évité grâce à l’intervention rapide exemplaire des militaires.

"Faire face à une situation terroriste"

La conviction du gouvernement est de "faire face, en Europe et pas seulement en Belgique, à une situation terroriste, mais que nous ne nous laisserons pas intimider. Dès ce matin les transports publics ont été rouverts." 

 

Le Premier ministre Charles Michel, lors de la conférence de presse sur l'attaque "terroriste" à la gare centrale de Bruxelles, mardi 20 juin 20174. 
Le Premier ministre Charles Michel, lors de la conférence de presse sur l'attaque "terroriste" à la gare centrale de Bruxelles, mardi 20 juin 20174. 
capture d'ecran/RTBF


L'homme abattu mardi soir par des militaires dans une gare de Bruxelles, après avoir déclenché une explosion, est "de nationalité marocaine" et âgé de 36 ans, a indiqué le parquet fédéral belge. "La personne a été identifiée comme O.Z.", a précisé le porte-parole du parquet, qui n'a donné que les initiales du nom. "Il est né le 20 janvier 1981 et est de nationalité marocaine", a-t-il ajouté, soulignant qu'il n'était "pas connu pour des faits de terrorisme".

Le bagage qu'il a fait exploser contenait "des clous et des bonbonnes de gaz", qui auraient pu faire de nombreuse victimes, a annoncé le parquet fédéral belge, ajoutant que "cela aurait pu être bien pire".

Le porte-parole du parquet fédéral , Eric Van Der Sypt, a déclaré qu’à "20H39, un homme est entré dans la gare centrale et "est passé par la salle des guichets, puis est descendu vers les quais pour s’approcher d’un groupe de personnes. Il a alors provoqué une explosion partielle de sa valise qui a pris feu. Cette première explosion n’a blessé personne."  


"L’individu est alors parti à la recherche d’un chef de gare. Entre-temps, le valise a explosé une seconde fois. L’individu a  ensuite voulu attaquer un militaire au cri de Allah Akbar.
Le militaire a abattu son assaillant qui a succombé à ses blessures. L’homme ne portait pas de ceinture d’explosifs. Il n’était pas connu pour des faits de terrorisme. Son domicile de Melonbeek a été perquisitionné.", a ajouté le porte-parole. 
 

Menace de niveau 3 sur une échelle de 4


La menace reste classée au niveau 3, mais la police bruxelloise annonce que le concert de Coldplay prévu ce soir est maintenu tout comme les autres festivités liées à la fête de la musique, tout en étant placées sous vigilance maximale. Le trafic des trains est rétabli et la station de métro de la gare est rouverte.

 
 

La police a tenu à remercier ses troupes qui sont intervenues mardi soir, via un dessin publié sur son compte twitter où l'on voit le Manneken-Pis arrosant une mèche d'explosifs.



Situation sous contrôle

La Gare centrale  de Bruxelles et la station de métro ont été évacuées mardi soir à la suite d'une explosion, mais la situation a vite été "sous contrôle" selon le centre de crise.

Le  présumé responsable de l'explosion a été abattu, sa mort étant confirmée vers minuit par le Parquet. Des soldats avaient ouvert le feu sur lui après l'explosion de sa valise. Le suspect a crié "Allah Akbar" avant de faire sauter un chariot à bagages, a affirmé un témoin à des journalistes sur place.  


Les pompiers confirment qu'ils ont été appelés suite à une explosion de faible puissance.
 

La Grand-Place de Bruxelles a également été évacuée. Dans la Galerie Saint-Hubert, les spectateurs sont  restés confinés à l'intérieur des salles de spectacle.
 

"Le Premier ministre Charles Michel et le ministre de l'Intérieur Jan Jambon suivent la situation de très près depuis le centre de crise", a indiqué Frédéric Cauderlier, porte-parole du Premier ministre. Le futur bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close s'est rendu sur place.

Selon Arnaud Reyman, porte-parole d'Infrabel le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire, "un mouvement de panique a éclaté dans la gare et sur les voies à la suite d'un incident". 

Cet incident survient dans un contexte d'attaques terroristes jihadistes en Europe, en particulier au Royaume-Uni et en France.

Le 22 mars 2016, des membres de l'organisation Etat islamique (EI) s'étaient fait exploser dans le métro et à l'aéroport de Bruxelles, faisant 32 morts.