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Attentat de Karachi : deux filles de victimes exigent la vérité

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Magali Drouet et Sandrine Leclerc dont les pères ont été tués dans l'attentat de Karachi en 2002 exigent que certains hommes politiques français au gouvernement à l'époque soient entendus. Dans leur livre intitulé On nous appelle les Karachi (aux éditions Fleuve noir), les deux femmes livrent une charge contre l'État qui aurait tout fait pour dissimuler la vérité aux familles des victimes.
Attentat de Karachi : deux filles de victimes exigent la vérité

L'affaire Karachi

En 1992, la France qui veut vendre des sous-marins au Pakistan, missionne des sociétés expertes en vente d'armes auprès des autorités pakistanaises pour les convaincre d'en acheter. Ces sociétés perçoivent des commissions pour leurs services. Une partie de l'argent versé à ces intermédiaires serait ensuite revenu en France (c'est ce qu'on a appelé les rétro-commissions), et aurait servi au financement de la campagne électorale d'Édouard Balladur en 1995.

Jacques Chirac demande la suspension des versements de commissions dès 1996, et la pratique prend fin en 2001.

Le 8 mai 2002, un attentat dans la ville de Karachi au Pakistan fait 14 morts, dont 11 Français salariés de la Direction des constructions navales (DCN). La piste islamiste est d'abord évoquée avant d'être abandonnée. Mais selon l'avocat des familles des victimes, Maître Morice, c'est la suspension du versement des commissions aux intermédiaires qui aurait déclenché l'attentat. D'où le feuilleton politico-financier qui dure depuis près d'une décennie.

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