Aux États-Unis, le pays des armes à feu

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Le crime irréductibe de Bobby Wayne Woods

par Matt sanchez, journaliste à Fox News, New York - 22 février 2010

En Texas, aux États Unis, le 30 d'avril, 1997, Bobby Wayne Woods, pénétra dans la maison de son ancienne copine, Schwana Patterson, par une fenêtre ouverte. Dans la chambre des enfants Woods saisit et viola Sarah Patterson. Le petit frère de Sarah se réveilla et Woods décida de quitté le lieu du crime, dans ce petit village de Granby. Il emmena les enfants dans un cimetière, dans une région peu fréquentée de la communauté. Une fois seuls, Bobby Wayne Woods frappa violemment la tête de son jeune prisonnier. Les coups causèrent de multiples fractures sur le crâne du garçon et le laissèrent, apparemment au sol, sans vie dans une bain de sang. Alors Woods se tourna vers la soeur en la frappant et finalement l'égorgea avec un couteau. La petite fille mourut, mais son frère survécut.

Le 28 mai 1998, dans une cours pénale à Hood County, un jury de citoyens aurait pu dire "Non à la peine de mort", mais ces 12 hommes et femmes, qui prêtèrent serment à la loi, suivaient le procès contre Bobby Woods pour le meurtre de Sarah Patterson. Après la délibération, les jurés déclarèrent Bobby Wayne Woods coupable de "Capital murder", un meurtre capital qui au Texas définit les homicides si affreux que l'application de la peine de mort est admissible. Le témoignage du petit frère de la victime, un gosse de 9 ans que Woods, cette nuit-la, laissa pour mort, joua contre les avocats de la défense. Woods même avoua son crime. Le jury condamna Bobby Wayne Woods à mort.

En 1999, des organisations abolitionnistes du monde entier se mobilisèrent pour demander la révision de ce procès et renverser la sentence de Woods.

Les abolitionnistes dans le monde mettent une attention particulière sur l'existence de la peine de mort aux États-Unis. Comme une tendance de la mode, les pays occidentaux ont commencé à démanteler la peine capitale après la deuxième guerre mondiale. L'abolition des exécutions devient le nouveau standard des pays "civilisés". L'Europe de l'après-guerre s'efforça d'imposer l'abolition de la peine de mort comme standard d'une civilisation avancée. De là vient la question que les observateurs se posent sur les États-Unis. Comment est-il possible qu'un pays aussi avancé que les États-Unis permette l'existence d'une punition aussi barbare?

Les abolitionnistes insistent sur l'abolition de la peine de mort en toute occasion, peu importe l'atrocité du crime jugé.

Le Parlement Européen déclara la peine de mort "châtiment inhumain, moyenâgeux et inacceptable pour les sociétés modernes". Pourtant, les Américains ne sont pas du même avis et ils le soulignent chaque fois qu'ils veulent défendre le maintien de la peine de mort. Elle reste pour eux le moyen de rappeler qu'il y a des crimes impardonnables, comme celui dont ont été victimes les enfants Patterson, un crime au delà de l'inhumanité--même dans notre âge moderne.

Le 3 décembre 2009, Bobby Wayne Woods reçut une injection létale.

Matt Sanchez