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Belgique : Albert II positive

A la veille du 21 juillet, le roi Albert II a prononcé son traditionnel discours à l'occasion de la fête nationale Belge. Après la signature du premier volet d'une série de réformes jeudi, le roi est apparu serein et optimiste.

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"Je me réjouis aujourd'hui des accords intervenus sur les plans communautaire, social, économique et financier (...) des solutions ont été apportées sur le plan institutionnel." Le discours du roi semble mettre fin à la crise politique la plus grave qu'ait connu la Belgique, avec plus de 500 jours sans gouvernement.

La veille, Albert II signait le premier volet d'une nouvelle réforme de l'Etat aux côtés du Premier ministre Elio Di Rupo. Des accords grâce auxquels le pays "a regagné sa crédibilité Internationale", notamment grâce à la scission de l'arrondissement bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde, qui cristallisait le conflit entre Wallons et Flamands.

Fort de cette crédibilité retrouvée, Albert II compte faire peser la Belgique dans la balance européenne en plaidant pour "développer une politique de croissance" en plus d'une certaine rigueur budgétaire. "Nous avons besoin de plus d'Europe et de solidarité" a-t-il poursuivi, en ligne directe avec la politique du gouvernement d'Elio Di Rupo dont il a salué les "résultats encourageants pour l'emploi et la croissance".


Extrait du discours d'Albert II

20.07.2012
Belgique : Albert II positive

Ce nouveau discours du roi rompt complètement avec celui qu'il avait tenu il y a tout juste un an, en pleine crise politique. Tapant du poing, agitant les bras... Albert II s'était dit "affligé par la plus longue durée, de mémoire d'homme, de formation d'un gouvernement", un record précédemment détenu par l'Irak (289 jours). Ponctuant ses propos d'un index tendu vers la caméra, le chef de l'Etat avait mis en garde les responsables politiques contre les dangers d'une impasse institutionnelle.

Cette fois, Albert II est apparu soulagé et souriant. Pas une seule fois ses mains solidement jointes sur ses quelques notes ne se sont décroisées. Il a ainsi apporté symboliquement à son pays l'image d'un Etat apaisé et confiant.


Le discours d'Albert II, l'année dernière

Albert II a tout de même tenu à une dernière mise en garde contre "le repli sur soi et le populisme, deux tendances dont on trouve trop de manifestations aujourd'hui, en Europe et chez nous, et qui ne mènent à rien." Des mots qui s'adressent directement aux partis de Flandre opposés à la réforme de l'Etat. Le premier d'entre eux, la Nouvelle Alliance flamande (N-VA) manifestait d'ailleurs jeudi devant le palais royal, accusant la majorité d'avoir fait "trop de concessions aux francophones".

La N-VA a par ailleurs son propre agenda politique et compte sur les élections municipales d'octobre pour affirmer sa prééminence en Flandre dans l'optique des élections législatives de 2014. Un agenda contre lequel le roi a opposé la "franche ouverture d'esprit et les dispositions constructives" qu'il a souhaité au peuple belge, dans son ensemble.