Belgique : démission de la ministre Joëlle Milquet

<p>Joëlle Milquet, première personne à droite sur cette  photo prise  en 2008 en compagnie du roi Albert II.  Joëlle Milquet est revenue en conférence de presse sur les faits remontant à 2014 et parle «  <em>d’attaques politiques</em>  » à son égard.</p>

Joëlle Milquet, première personne à droite sur cette  photo prise  en 2008 en compagnie du roi Albert II.  Joëlle Milquet est revenue en conférence de presse sur les faits remontant à 2014 et parle «  d’attaques politiques  » à son égard.

(AP Photo/Yves Logghe)

La ministre de l’Éducation de la Fédération Wallonie-Bruxelles Joëlle Milquet (cdH) a annoncé sa démission, précisant qu'elle "remet son mandat entre les mains de son parti".

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La ministre de l’Éducation de la Fédération Wallonie-Bruxelles Joëlle Milquet (cdH)  avait été entendue en février dernier par la justice dans le cadre de l'instruction ouverte à propos de l'utilisation supposée de huit membres de son cabinet, alors qu'elle était ministre de l'Intérieur, pour mener sa campagne électorale de 2014. Mais Joëlle Milquet n'avait pas été inculpée.

Joëlle Milquet
Joëlle Milquet
(capture écran)

"Je m'exprime pour la première fois. J'ai laissé l'instruction faire son travail dans cette affaire qui n'en est pas une", a-t-elle déclaré ce lundi, point notamment l'hebdomadaire Le Vif/L'Express qui "a sorti deux articles à charge, pour nuire à ma personne".

En juin 2015, toujours dans le cadre de cette affaire, des perquisitions avaient été menées au cabinet de Joëlle Milquet, et même au domicile de certains de ses collaborateurs. Le parquet soupçonne une prise illégale d'intérêt: ces collaborateurs ont été rémunérés par de l'argent public alors qu'ils travaillaient pour la campagne électorale de Joëlle Milquet.

"Une affaire qui n'en est pas une" donc pour la ministre, car, dit-elle, "il ne s'agit pas d'emplois fictifs puisque cinq sur huit m'ont suivis au ministère de l'Éducation".

"Mes comptes ont été fouillés à fond et il n'y a aucune fraude constatée", a-t-elle encore ajouté. "Il y a une méconnaissance du fonctionnement des cabinets, voire une méfiance, de la part de la Justice."