Belgique : discours de Noël du Roi à l'ombre de la menace terroriste

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Le Roi Philippe de Belgique a prononcé en ce 24 décembre, son discours de Noël auquel il a donné un ton politique en abordant la lutte contre le terrorisme, le fanatisme. Il a appelé les Belges à "aider des personnes tentées par des endoctrinements fanatiques à y résister."

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C'est sans doute l'un des discours le plus politique du Roi Philippe depuis son accession au trône en juillet 2013. (Voir l'extrait ci-dessus)

L'allocution du souverain s'est exclusivement penchée sur les attentats de Paris et à la menace terroriste, avec d'emblée un soutien apporté à la manière dont le gouvernement a fait face à la situation mais aussi aux moyens qu'il projette d'encore investir dans la sécurité, la justice et les renseignements.

Le Roi remercie aussi ceux qui se sont trouvés en première ligne: le habitants de Bruxelles et les forces sur le terrain. Un moyen sans doute aussi de définitivement clore la polémique sur son séjour breton à Quiberon en thalasso alors que la capitale vivait des heures difficiles.

Jeunes et cohésion

Mais ce discours de Noël aborde aussi deux thèmes chers au chef de l'état: la cohésion sociale et les jeunes.

Philippe s'adresse par exemple directement à la communauté d'origine étrangère, qui sont les "fils et les filles de ce pays". Et si les jeunes occupent une place centrale dans son intervention, c'est aussi parce qu'ils se sont retrouvés au premier rang tant des victimes que des auteurs des attentats. Il voudrait qu'ils trouvent un sens à la vie contre tous les fanatismes.

Des mots forts dans un cadre chaleureux

Enfin, et c'est aussi un peu inhabituel, le roi multiplie les expressions fortes. "Horreur", "tolérance zéro" et à 4 reprises le "fanatisme", auquel il oppose notre modèle de société.

Un discours teinté de sécurité mais un appel à la tolérance aussi dans un pays qu'il veut uni. "J’ai confiance dans le fait que nous resterons unis, citoyens d’un pays ouvert", a-t-il déclaré.

Au niveau de son attitude, le Roi essaie de paraître détendu. Il n'est plus au Palais royal de Bruxelles mais à Laeken, là où il vit mais travaille aussi. A défaut d'être sobre, le décor se veut chaleureux. Un bûche dans l'âtre, un sapin, un bureau servent de cadre pour un discours dont le ton se veut direct.

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