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Bruxelles renforce sa sécurité

Un militaire patrouille devant le Manneken Pis à Bruxelles, le 26 novembre 2015.
Un militaire patrouille devant le Manneken Pis à Bruxelles, le 26 novembre 2015.
©AP Photo/Michael Probst

Ce lundi 11 avril, quelque 300 militaires ont été appelés en renfort pour sécuriser Bruxelles et ses transports. Le métro circule désormais jusqu’à 21 heures et 51 des 69 stations sont en service. Ambiance.

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Le printemps est là. Comme partout en Europe, à chaque apparition du soleil, les terrasses se remplissent généreusement. Outre le vacarme permanent des sirènes, un détail frappe le visiteur attablé : les patrouilles militaires. Elles quadrillent le centre-ville de Bruxelles à un rythme effréné. Impossible de ne pas en croiser. Les forces de l’ordre sont partout.
 
A la différence de Paris, où les militaires adoptent une relative discrétion et cela, malgré la menace terroriste élevée, l’Etat belge, lui, déploie ses soldats et ses hommes en armes sont bien visibles.  Même, 300 forces de sécurité supplémentaires sont mobilisées dans la capitale à partir de ce lundi 11 avril. Au total, ils sont maintenant près de 1800 engagés dans l’opération "Vigilant Guardian", selon le Syndicat libre de la Fonction publique – Défense (SLFP).

Le métro encore perturbé

Autre fait du jour, le métro bruxellois. Il circule dorénavant de 7 heures à 21 heures, contre 19 heures depuis les attentats du 22 mars. Une douzaine de stations ont également rouvert. Aujourd'hui, 51 sur 69 sont désormais accessibles. La Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles (Stib) ne précise cependant pas quand un retour à la normale sera possible. 
 
Les pouvoirs publics de la Belgique ne veulent prendre aucun risque. Dans les gares, toutes les poubelles opaques ont été scellées et remplacées par des sacs en plastique transparents. Les accès aux gares et stations sont également restreints. Le nombre d’entrées et de sorties disponibles pour les voyageurs sont limitées à une ou deux.
 
La psychose a-t-elle envahi les rues de Bruxelles pour autant ? Pas vraiment. Les Belges gardent leur sang froid. Ils continuent de mener une vie normale,  presque comme avant.

Fréquentation touristique en baisse

Mais la conséquence la plus visible des attentats est sûrement la baisse de la fréquentation touristique. Les étrangers ne se bousculent guère autour de la Grand-Place et les artères commerçantes alentour ne sont pas bondées. Le serveur d'un restaurant d'un quartier branché de Bruxelles nous a demandé de transmettre un message : "Dites aux Français qu'ils peuvent revenir en vacances ici !"

Un article récent de nos confrères de la RTBF évoquait cette baisse de la fréquentation. Patrick Bontinck, directeur général de Visit Brussels affirmait  : "Selon une récente étude, les intentions de voyage vers Bruxelles étaient déjà à la baisse avant les attentats, de moins 50%. Mais c’est un phénomène qui touche toute l’Europe. Pour Londres, c’était moins 30%. Moins 35% pour Paris et 38 % pour Berlin."