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“C'est très difficile d'emmener les blessés de Syrie au Liban : ils meurent avant ou sont tués pendant leur fuite.“

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“C'est très difficile d'emmener les blessés de Syrie au Liban : ils meurent avant ou sont tués pendant leur fuite.“

Marwan (au milieu) est responsable des patients syriens dans cet hôpital gouvernemental. 

"Il y a actuellement trente-cinq Syriens chez nous. Le premier est arrivé il y a neuf mois et au total, nous en avons eu cinq-cents dont 90% venant de Homs. Les gens avaient des objets dans le corps et des balles qu'il a fallu retirer. Les patients arrivent ici grâce à la Croix Rouge libanaise et au "International Medical Corps". C'est très difficile d'emmener les blessés de Syrie au Liban : ils meurent avant ou sont tués pendant leur fuite. Moins d'1% y parvient. Ces organismes ne prennent en charge que les urgences et les cas graves. Les autres blessés doivent se débrouiller comme ils peuvent."

Ce n'est qu’au bout d’une heure que Marwan me confiera qu'il est Syrien, de Homs et qu'il est venu ici d’abord en tant que blessé puis comme responsable des patients car il est médecin. Tout comme son ami Omar (à gauche en blouse bleue), chirurgien. A droite, un homme d’affaires syrien amputé après que sa maison ait été visée par des tirs d’obus.