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Canada-Arabie saoudite : les blindés de la discorde

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Le gouvernement Trudeau continue de défendre le contrat de vente de véhicules blindés à l'Arabie saoudite, signé sous le gouvernement précédent. A London, dans l'Ontario, là où seront produits ces véhicules militaires, et malgré la création de milliers d'emplois, ce contrat ne fait pas l'unanimité.

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"Le contrat signé en février 2014 doit être respecté malgré le changement de gouvernement", ainsi s'exprimait Justin Trudeau, le 14 avril dernier, concernant la livraison de blindés canadiens à l'Arabie saoudite, signé sous le précédent gouvernement conservateur de Stephen Harper.
 
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Voilà qui n'est pas une surprise, puisque durant sa campagne électorale, Justin Trudeau avait annoncé qu'il n'allait pas suspendre la vente de véhicules blindés légers à l'Arabie saoudite. De passage à l'émission Tout le monde en parle à l'automne 2015, il avait même minimisé la portée de ce contrat, qui ne portait pas sur « des armes, mais des jeeps » selon lui.

En tout, le ministre des Affaires étrangères a approuvé six contrats d'exportation qui couvrent des blindés et des accessoires pour une valeur totale de 11 milliards de dollars, soit une grande partie de l'ensemble du contrat.

Cette autorisation d'exportation est confirmée dans des documents rendus publics début avril. Le ministère des Affaires étrangères juge que la vente de ces véhicules respecte les « intérêts canadiens en terme de sécurité et de défense au Moyen-Orient ».
 

Les auteurs du document ajoutent qu'aucune information disponible ne permet de croire que l'utilisation de ces produits militaires violerait les droits de la personne.
 


Cette question du respect des droits par le régime saoudien a été soulevée à de nombreuses reprises depuis l'annonce de la vente de véhicules blindés par la firme ontarienne General Dynamics, en 2014. Ce contrat de vente avait été signé sous le gouvernement conservateur de Stephen Harper.