Carnet de voyage et enquête

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Votre BD flirte  avec plusieurs genres : la BD reportage, la fiction, l’enquête policière et le carnet de voyage, pourquoi ?

Quand j’ai commencé à faire mes premières planches et à écrire l’histoire je n’avais pas encore la fin. Dans un premier temps, je pensais faire juste un récit de voyage sur l’Iran en incluant quelques passages sur le zoroastrisme. Mais au fur et à mesure en entendant parler de Cyrus Yazdani, je me suis attaché à ce personnage et j’ai doublé mon propre récit de voyage de la biographie de cet homme. Comme je ne le connaissais  j’ai rencontré différentes personnes, des membres de sa famille, d’anciens amis à lui qui m’ont parlé de lui. Il y a plusieurs séquences en flashbacks qui interrompent un peu le récit de mon voyage. Il y a deux temporalités dans le récit : la vie de cet homme et mon voyage.

Quelle est la part de réalité et de fiction dans le récit ?

L’ajout fictionnel est forcément là même quand on essaye d’être au plus près des événements. C’est quelque chose que je revendique. Comme l’histoire était assez compliquée, pour la simplifier j’ai dû réduire le nombre de personnages et le nombre d’événements. Par exemple, l’artiste Ardéchir, rencontré au début du récit regroupe 5 personnages différents combinés en un seul pour rendre compte de la vie artistique iranienne. J’en ai fait le meilleur ami de Cyrus. Mais les différents événements qu’ont vécu Cyrus sont vrais dans une certaine mesure ainsi que les événements historiques relatés.