David Shapira, candidat indépendant

David Shapira concentre sa campagne pour la législative sur Israël. Ce Franco-israélien se place en opposition des candidats parachutés depuis Paris qu'il juge non aptes à comprendre et répondre aux attentes des électeurs. 

dans
Qui êtes-vous ?

Je suis né à Paris en 1965 et après une jeunesse passée à Paris, je me suis installé en Israël en 1983 où j'y ai fait mon service militaire, au sein de l'unité des jeunesses pionnières combattantes. Après des études de théologie juive, j'ai exercé le métier d'éducateur, puis celui de journaliste radio.

A l'âge de 32 ans, j'ai entrepris des études universitaires d'Histoire jusqu'au post-doctorat. J'ai publié deux livres, une biographie du grand rabbin Kaplan aux Éditions Albin Michel et l'autre sur l'antisémitisme et l'antisionisme en France sous le titre "Les Antisémitismes français" aux Éditions Le Bord de l'Eau. J'ai dirigé un site d'informations israéliennes en langue française composé d'une dizaine de journalistes.

Après une mission en France de deux ans exercée pour une grande institution israélienne, je dirige actuellement une société de gestion de patrimoine immobilier. Ne pouvant m'empêcher d'étudier, j'ai entrepris depuis deux ans des études de Droit à l'Université hébraïque de Jérusalem. Je ne peux envisager la vie sans une symbiose entre l'action et l'étude. C'est la pensée qui amène à l'action.

Pourquoi voulez-vous être député des Français établis hors de France ?

Tout d'abord pour deux raisons concrètes. La première est que la majorité des électeurs français (de la 8ème circonscription, ndlr), près de 55%, résident en Israël et sont détenteurs de la double nationalité. C'est donc eux qui vont déterminer le 26 mai prochain l'identité du prochain député de la huitième circonscription des Français de l'étranger.

La deuxième raison est que j'estime que nous ne sommes pas des citoyens de seconde zone et que nous n'avons pas besoin de parachutage politique de Paris ou d'ailleurs pour nous apprendre comment exercer un mandat politique. Nous résidons à plus de 3300 km de Paris et j'estime que seul un franco-israélien est à même de comprendre les problématiques et les sensibilités qui caractérisent le public d'électeurs franco-israéliens.

J'estime qu'il est opportuniste d'apparaître soudainement ici en promettant monts et merveilles pour disparaître plus tard pendant quatre années. L'important de mon travail sera d'être physiquement présent dans la huitième circonscription en général et en particulier en Israël. Je ne souffre pas d'un complexe d'infériorité. Je suis diplômé de la meilleure université d'Israël et je possède une solide culture française qui fait de moi un interlocuteur à la hauteur des députés de l'Assemblée nationale. Je possède également un sérieux bagage de connaissances géopolitiques de la région. Les électeurs d'Israël attendent et c'est normal, qu'Israël soit mieux présenté et mieux défendu.   

Sur quelles problématiques faites-vous campagne ?


Il faut tout d'abord s'occuper des inégalités et des discriminations dont souffrent tous les Français installés à l'étranger et plus particulièrement pour les populations socialement les plus affaiblies comme les retraités ou les handicapés. De plus, nous possédons dans les pays de la huitième circonscription des personnalités d'un talent exceptionnel dans le domaine des arts, que ce soit dans le théâtre, la peinture ou la musique. Ils ne trouvent pas leur place par manque de coopération entre les différents pays de la circonscription ou bien parce qu'ils expriment leur talent en Français.

Tout reste à construire dans ce domaine et nous avons beaucoup à gagner si nous échangeons nos talents entre les pays de la huitième sans omettre de se rapprocher de l'Hexagone. Sarkozy a échoué dans son projet d'Union des pays de la Méditerranée mais il n'appartient qu'à nous de reprendre d'en bas ce projet qui aurait pu être une réussite.

En tant que binational et fier de l'être, je me fais également un devoir de défendre l'image de l'Etat d'Israël et de combattre la tentative de délégitimer l'existence même de l'Etat d'Israël. A l'heure où le gouvernement syrien gaze ses populations, Israël et ses institutions démocratiques peut servir d'exemple à tous les pays qui nous entourent. Je suis très fier de compter parmi mon comité de soutien des personnalités telles que Serge Klarsfeld (Président de l'Association des Fils et Filles des Déportés Juifs de France), Ivan Levaï (journaliste et écrivain), Elie Chouraqui (réalisateur), Pascal Elbé (comédien), Simon Epstein, (historien et enseignant), Daniel Gal (ambassadeur), Michaël Bar-Zvi (Philosophe), Régine Frydman (écrivain et rescapée du Ghetto de Varsovie), Sophie Jabès (écrivain).

Le site de campagne de David Shapira