“Depuis les bombardements sur Homs, j'ai aidé 2000 personnes“

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“Depuis les bombardements sur Homs, j'ai aidé 2000 personnes“

Marlène, 49 ans, double nationalité libano-syrienne, vit à Tripoli. Elle a perdu son fils et son mari lors des bombardements syriens sur Tripoli en 1989, déteste l'actuel régime. 

Elle est occupée vingt-quatre heures sur vingt-quatre à aider les Syriens mais ne veut pas que cela se sache : "J'ai peur des services secrets syriens ou de ceux qui pourraient me dénoncer. Je fais profil bas".

Elle emmène les blessés à l’hôpital gouvernemental de Tripoli, leur trouve un logement, leur fournit de quoi vivre : "Depuis les bombardements sur Homs, j'ai aidé deux mille personnes. Les gens donnent généreusement et comme il y a un beaucoup de gens très riches, je récolte 1 million de livres libanaise par semaine [L’équivalent de 5000 euros, NDLR]. Un logement officiel c'est hors de prix, et c'est plus de 300 euros par mois pour un taudis ! J'essaie de les placer dans des maisons abandonnées ou dans des familles d’accueil quand elles acceptent de prendre le risque".