Donald Trump, la risée d’Internet depuis sa victoire

Sur Internet, des images détournées de Donald Trump circulent. Sur celle-ci, on lit "let the memes begin" (Laissez faire les mèmes), c'est-à-dire 
Sur Internet, des images détournées de Donald Trump circulent. Sur celle-ci, on lit "let the memes begin" (Laissez faire les mèmes), c'est-à-dire 
©capture d'écran

Une semaine après la victoire de Donald Trump, certains Américains refusent de le voir président des Etats-Unis. Dans la rue mais aussi sur Internet, avec beaucoup d’humour, la riposte se poursuit. 

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« On veut montrer que le discours et les idées de Trump ne sont pas acceptables, même s’il est élu », raconte une lycéenne de 17 ans, Grace, à nos confrères de l’AFP. Elle ajoute : « Ce n’est pas parce qu’il a été élu que ce qu’il a dit pendant la campagne doit être mis en oeuvre, on peut résister. » 

Manifestations

Depuis le 9 novembre qui a marqué la victoire de Donald Trump à la présidentielle, la résistance s’organise aux Etats-Unis. Elle donne de la voix presque tous les jours à New York, Washington, Los Angeles, Seattle, ou encore Portland. 
 

Keeping the peace #protest #nyc #newyork #newyorkcity #trumptower #notmypresident #peacefulprotest

Une photo publiée par actung9 (@actung9) le

Yesterday #notmypresident #dumptrump #trumpprotestnyc #trumpprotest #protest #nyc

Une photo publiée par SR Palm (@srpalm) le


Souvent ce sont des jeunes qui se mobilisent comme ce fut le cas encore ce mardi 15 novembre à New York. 55% des électeurs ayant entre 18 et 29 ans ont voté démocrate. Ce sont des centaines de lycéens qui défilent et scandent des slogans comme « Not my President » (Pas mon président) en bas de la tour éponyme de Trump sur la Cinquième avenue. C’est là que le 45e président des Etats-Unis prépare son futur gouvernement sous haute protection policière.  

Une pétition 

Les manifestants anti-Trump remettent en cause le système actuel de désignation du président élu par le vote de grands électeurs au suffrage universel indirect. Au vote populaire, c’est la Démocrate Hillary Clinton qui est donnée gagnante. Mais elle enregistre 230 grands électeurs contre 290 pour son adversaire victorieux. D'où sa défaite. 

Les anti-Trump demandent donc une révision de ce processus électoral pour que le vote populaire - et donc Hillary Clinton - l’emporte. Une pétition a ainsi été lancée en ligne appelant les grands électeurs à voter comme les concitoyens de leur Etat, le 19 décembre, quand ils se réuniront pour élire le futur président. Cette pétition a déjà recueilli plus de 4, 3 millions de signatures. 

> Lire notre mode d’emploi sur les élections américaines. 

Le slogan « Not my président » a aussi été repris sous forme de mot-clé sur les réseaux sociaux qui s’applique parfois, en réponse, à Hillary Clinton. Certains internautes, rappellent que les Américains ne pourront pas remettre en cause l’élection de Donald Trump mais seulement ses valeurs. 
 

 
 

Libérer sa colère sur des post-it

A New York, ce sont les murs du métro qui continuent de se couvrir de post-it sur lesquels les usagers peuvent libérer leurs peurs, leur colère mais aussi leurs messages d’espoir. Cette « thérapie du métro » lancée par un artiste à la station new yorkaise Union Square a rencontré un vif succès et s’est répandue dans plusieurs autres stations de la ville. 
 
 
  

Courage, fuyons ! 

Face à la morosité de certains, d’autres ont décidé d’adopter l’humour pour critiquer l’élection de Donald Trump. Il y a quelques jours, ce sont les vidéos #MannequinChallenge qui envahissaient Internet. Elles consistaient à rester immobiles comme des mannequins de cire dans différentes positions tout en étant filmés par quelqu’un.
 
 
Sur les réseaux sociaux, un nouveau phénomène vidéo se répand avec le mot-clé #TrumpIsComing. Cette fois, il s’agit de courir dès que quelqu’un lance « Trump is coming » (Trump arrive). La seule évocation de son nom fait fuir des groupes de lycéens ou de collégiens américains dans des vidéos partagées sur les réseaux sociaux. 

Obama et Biden s'en mêlent

Autre phénomène qui fait glousser Internet ces derniers jours, les mèmes reprenant et détournant à l’envie des photos du président sortant Barack Obama avec son vice-président Joe Biden. Les internautes se sont amusés à ré-écrire des dialogues entre eux deux se moquant de Donald Trump. 
 
Biden - Je ne vais pas leur donner le mot de passe du wifi. 
Obama - Joe...
Biden - Je maintiens ce que j'ai dit.
[Biden - J'ai laissé un passeport kenyan sur ton bureau, juste pour l'em__merder
Obama - Joe..
Biden - Oh et un tapis de prière dans ta chambre. Il va être dingue. 
Obama - Mince]

Ces oppositions qui s'expriment dans la rue et sur Internet aujourd'hui auront-elles une incidence sur le vote des grands électeurs ? Réponse le 19 décembre prochain.