Hommage national rendu à Michel Rocard

Dans cette image, Michel Rocard quitte le palais de l'Elysée le 19 novembre 2009. Décédé le 2 juillet 2016, le président français lui rend un hommage national, ce jeudi 7 juillet. 
Dans cette image, Michel Rocard quitte le palais de l'Elysée le 19 novembre 2009. Décédé le 2 juillet 2016, le président français lui rend un hommage national, ce jeudi 7 juillet. 
©AP Photo/Michel Euler

Un hommage national a été rendu ce jeudi 7 juillet à Michel Rocard, l'ancien Premier ministre français décédé le 2 juillet dernier. François Hollande a salué un homme de "compromis" et de "dialogue" qui n'a toutefois "pas hésité à recourir" au 49-3, tant décrié actuellement, "pour lever les blocages".

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Cette journée en l’honneur de l’ancien chef du gouvernement de François Mitterrand (1988-1991) a commencé à 10 heures par un « culte d’adieu » protestant dans le 17e arrondissement de Paris, présidé par le président du Conseil national de l’Eglise protestante unie de France, le pasteur Laurent Schlumberger. Michel Rocard expliquait encore, fin 2015, qu’il devait à son éducation protestante le sens de « l’intransigeance éthique ».


Personnalités politiques, famille, proches, amis, fidèles, scouts... Une foule s'était pressée au temple de l'Etoile à Paris pour un "adieu" vibrant à Michel Rocard, agnostique attaché à "l'éthique" du protestantisme, lors du premier des trois hommages rendus jeudi à l'ancien Premier ministre.
 



Le président François Hollande et le Premier ministre Manuel Valls ont pris place ensemble vers 10h00 dans ce lieu de culte du XVIIe arrondissement, non loin de l'Arc de Triomphe, précédant l'arrivée du cercueil porté par quatre hommes.

De nombreuses personnalités de gauche comme de droite étaient présentes pour saluer la mémoire de l'homme d'Etat mort samedi à 85 ans: Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Marc Ayrault, Pierre Joxe, Roland Dumas, François Bayrou, Bernard Kouchner, Marisol Touraine...

Michel Rocard avait laissé un testament précis sur le triple hommage qu'il souhaitait à sa mort. Il avait personnellement choisi les lectures et chants de ce service très dépouillé, comme le veut la tradition protestante. Notamment les cantiques de Bach et un psaume de la Réforme de Goudimel entonnés avec ferveur par plusieurs chorales de temples parisiens.
 

 Après l'éloge funèbre prononcé par Edmond Maire, un ami et proche de Michel Rocard, ce fut au tour du président de la République François Hollande de s'exprimer.

 

François Hollande rend hommage à l'ancien Premier ministre français Michel Rocard, lors d'une cérémonie nationale à l'Hôtel des Invalides, à Paris (France), le jeudi 7 juillet 2016.
François Hollande rend hommage à l'ancien Premier ministre français Michel Rocard, lors d'une cérémonie nationale à l'Hôtel des Invalides, à Paris (France), le jeudi 7 juillet 2016.
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François  Hollande a salué jeudi Michel Rocard, un homme qui n'a jamais "joué contre sa famille politique même quand il a fallu qu'il s'efface devant François Mitterrand", lors d'un hommage à l'ancien Premier ministre socialiste, décédé samedi, jeudi aux Invalides à Paris.

Pour Michel Rocard, le dialogue était "la meilleure manière de réformer, mais pour lever les blocages, il n'a pas hésité à recourir aux procédures prévues par la Constitution. Et à 28 reprises, il a dû engager la responsabilité de son gouvernement pour faire adopter des textes essentiels", comme la CSG, a déclaré le chef de l'Etat lors de l'hommage national aux Invalides à l'ex-Premier ministre socialiste, décédé samedi. Une allusion transparente aux critiques de la gauche de la gauche contre l'utilisation du 49-3 pour faire adopter le projet de loi travail à l'Assemblée.