Energy Observer : mise à l'eau du catamaran du futur, autonome en énergie

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© Commentaires : Laure de Matos. TV5MONDE

Le catamaran Energy Observer fonctionnant à l'hydrogène et aux énergies renouvelables a été mis à l'eau vendredi 14 avril à Saint-Malo. Il entamera un tour du monde écologique de 6 ans dans les prochaines semaines. 

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Il mesure plus de 30 mètres de long pour 12,80 mètres de large et produit sa propre énergie, l'hydrogène, à partir de l'eau de mer. Energy Observer, le "navire du futur" a été mis à l'eau vendredi 14 avril à Saint-Malo, sous l'oeil attentif des principaux porteurs du projet : le navigateur et capitaine Victorien Erussard et l'explorateur et chef d'expédition Jérôme Delafosse. Nicolas Hulot, l'un des parrains du projet, était également sur place pour l'événement. 
 

Un tour du monde écologique de 6 ans

Le navire, un ancien bateau de course entièrement refait à neuf, est surnommé le "Solar impulse des mers", en référence à l'avion solaire piloté par le Suisse Bertrand Picard. "C'est le Solar impulse des mers, avec un fort accent made in France, mais aussi la Calypso des temps modernes", assure Victorien Erussard.

Energy Observer débutera bientôt une Odyssée de 6 ans durant laquelle il va faire le tour du monde pour tenter de trouver des solutions innovantes pour l'environnement, pour un futur plus propre.

"Puiser notre énergie dans la nature, sans l’abîmer, et sans la gaspiller, telle est notre vision du futur, et telle est la vision que nous voulons partager à travers le monde", peut-on lire sur le site d'Energy Observer.
 

Un exemple pour l'avenir

Le but de ce projet est aussi de faire d'Energy Observer un exemple de réussite en matière d'autonomie énergétique. Et essayer, à terme, de l'élargir à d'autres secteurs. "Là, vous avez un exemple absolument merveilleux d'un bateau qui est autonome. Et si ce bateau peut être autonome, à terme, une ville, un immeuble, un quartier, un pays pourraient être autonomes. Et l'autonomie énergétique, c'est aussi une autonomie politique", a déclaré Nicolas Hulot, parrain du projet et président de la Fondation pour la Nature et l'Homme.

La mise à l'eau de ce catamaran du futur intervient quelques jours après l'appareillage de Race for Water à Lorient. Ce bateau recouvert de panneaux solaires et autonome en énergie grâce au soleil, au vent et à l'eau, a largué les amarres dimanche 9 avril pour un tour du monde en cinq ans dédié à la lutte contre la pollution des océans par les plastiques.